Covoiturage : des passagers "sans-papiers"

Un Français condamné pour avoir emmené deux sans-papiers à Rome en covoiturage

Un Français condamné en Italie pour avoir pris deux clandestins en Blablacar

Il s'est avéré que les deux passagers essayaient de rentrer clandestinement en Italie. Le vendredi 10 août, le couple franco-italien donne rendez-vous à deux inscrits de la plateforme intéressés par le trajet.

Neuf mois de prison et 24.000 euros d'amende, le tout avec sursis, et sa voiture confisquée: c'est la peine à laquelle a été condamné un Italien résidant en France. Ils les prennent en charge en banlieue parisienne, direction Rome. Des policiers procèdent alors au contrôle des documents d'identité. "Quand ils ont vu qu'il y avait un des passagers qui faisait mine de chercher sa pièce d'identité et qu'il ne la trouvait pas, ils l'ont conduit au poste de police pour vérifier son identité, raconte Charlène, 28 ans". "Il y avait des informations facultatives à rentrer, dont la pièce d'identité".

"On était à mille lieux de penser que c'étaient des sans-papiers", a indiqué Charlène la compagne d'Andrea, de nationalité italienne.

Andrea est jugé le lendemain en comparution immédiate. Le motif: " aide à l'entrée illégale " sur le sol italien, informe Franceinfo. Il était sûrement loin de se douter qu'il allait être condamné pour cela à neuf mois de prison et 24 000 euros d'amende avec sursis.

Ce jeune Français se souviendra longtemps de son premier covoiturage avec Blablacar. Il a été reconnu coupable d'aide à l'entrée illégale sur le sol italien et son véhicule est confisqué. La plateforme répondra 14 heures plus tard.

Il avait pris en covoiturage deux sans-papiers pour un trajet Paris/Rome qu'il effectuait avec sa compagne.et s'est retrouvé au tribunal.

A l'inscription, Charlène assure qu'à aucun moment la.

La plateforme précise également que lorsque une annonce est publiée pour un trajet transfrontalier, un message rappelle au conducteur qui poste l'annonce qu'il doit s'assurer de l'identité de tous les passagers. "C'est la première fois qu'on est confronté à une situation de cette ampleur avec les autorités italiennes", a réagi un porte-parole de BlaBlaCar, Robert Morel.

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