Prélèvement à la source : une note interne sème la panique au gouvernement

Le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Action publique Gérald Darmanin tiennent une conférence de presse commune le 1er février 2018 à Paris

Prélèvement à la source : Darmanin évoque l'arrêt de la réforme

Le système du prélèvement de l'impôt à la source en France "est prêt pour janvier 2019" et les anomalies identifiées lors de phases de test ont été résolues, a en outre fait savoir dimanche le ministère de l'Action et des Comptes publics. Critiqué de toutes parts, pour des raisons politiques, techniques, sociales, économiques, le prélèvement à la source voit ses chances d'un déploiement en janvier prochain se réduire encore plus. Selon le quotidien, elle révèle que la phase d'essai du prélèvement à la source, testé auprès de certaines entreprises, s'est soldée par des centaines de milliers d'erreurs. Sa mise en oeuvre a suscité la préoccupation de chefs d'entreprise et de syndicats, qui s'inquiètent de possibles failles ou angles morts. "Sont également évoqués le prélèvement à de multiples reprises de l'impôt auprès d'une même personne et le prélèvement par erreur à un homonyme".

"Nous choisirons ensemble politiquement l'avancée ou l'arrêt, puisque le président de la République l'a évoqué, de la réforme", a déclaré sur France Inter le ministre, qui rencontrera mardi le président de la République, Emmanuel Macron, et le Premier ministre, Édouard Philippe. Samedi, Gérald Darmanin avait laissé entendre que les débats au sein de l'exécutif portaient sur les conséquences psychologiques de la réforme: " Est-ce que techniquement on est prêt? "C'est une question à laquelle collectivement nous devons répondre".

"Il m'appartient mardi d'apporter des réponses claires", a poursuivi Gérald Darmanin. C'est ce qu'affirme le ministère de l'Action et des Comptes publics dans une réaction transmise à l'AFP à un article publié samedi par Le Parisien.

"Lancer le prélèvement à la source dans ces conditions, c'est de la roulette russe".

"Personne n'est fichu de dire à 100% si cela va fonctionner normalement", tance toutefois Olivier Vadebout, secrétaire général CGT Finances Publiques.

"La question informatique, c'est le plus gros problème depuis le début".

Emmanuel Macron a laissé transparaître, cette semaine, son hésitation face à ce bouleversement fiscal, déclarant avoir "besoin d'une série de réponses très précises" avant sa mise en place. Les Républicains sont les plus hostiles (50%).

L'impôt à la source "va simplifier la vie des Français", "mais c'est une réforme qui est compliquée, la preuve c'est que toutes les majorités précédentes ont reculé devant cette transformation de notre système de prélèvement" a-t-il ajouté.

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