L'impôt sur le revenu prélevé à la source au 1er janvier-Philippe

Gérald Darmanin et Bruno Le Maire

Gérald Darmanin ministre des Comptes publics et Bruno Le Maire ministre de l'Économie et des Finances

Le premier concerne les réductions et les crédits d'impôts. Le prélèvement à la source sera bien mis en place comme prévu au 1er janvier 2019.

Édouard Philippe a d'autre part assuré que la mise en oeuvre du prélèvement à la source ne pénaliserait pas en terme de trésorerie ceux qui bénéficient d'abattements. Pour s'assurer de la réussite de la réforme, le gouvernement a notamment annoncé deux ajustements techniques mais importants au dispositif tel qu'il avait jusque-là été envisagé. Pour les bénéficiaires de réductions ou de ces crédits, le taux d'avance passe à 60% contre 30% comme prévu au départ. Selon l'exécutif, le passage au prélèvement à la source n'empêchera pas les Français de bénéficier de réductions.

"L'impôt va être plus simple pour le contribuable et va mieux suivre sa situation à un instant T", a promis ce dernier avant de rappeler que les problèmes de trésoreries devraient être moindre par rapport à la mensualisation car "avec le nouveau système, les Français seront prélevés à la fin du mois sur douze mois et non au milieu du mois sur dix mois". L'Elysée avait dans un premier temps indiqué que la décision du gouvernement serait annoncée "d'ici la fin de la journée", avant de préciser dans l'après-midi qu'Edouard Philippe, invité mardi du 20h de TF1, se chargerait de l'annonce. L'acompte, versé dès le 15 janvier, atteindra donc 60% du crédit d'impôt total.

"Nous avons fait en sorte que tous ceux qui font des dons aux associations, qui bénéficient d'une réduction d'impôt, que tous ceux qui s'inscrivent dans ce type de démarches puissent bénéficier en trésorerie de la réforme", a développé Edouard Philippe.

De son côté, le président de la Fédération française du bâtiment (FFB), Jacques Chanut, a persisté à regretter une "bien mauvaise idée qui consiste à créer un lien entre la fiscalité personnelle et l'entreprise", tout en se disant déterminé à "obtenir des compensations", via en particulier des crédits d'impôts.

Le gouvernement a décidé, mardi, de doubler cette somme versée sur les comptes en banque des contribuables. Une mesure qui avait peu de chance d'être validée par le Conseil constitutionnel, attaché au principe d'égalité devant l'impôt. Ils devront finalement verser un acompte annuel en septembre 2019 afin d'éviter une double imposition en 2020.

" Cette solution permettra de préserver l'environnement administratif de ces personnes et d'éviter le double-prélèvement en 2020", souligne le ministère des Finances, qui précise que l'impôt sera régularisé en 2020 une fois que la totalité des revenus 2019 sera connue précisément.

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