Brésil : le candidat d'extrême droite à la présidentielle poignardé en plein meeting

L'homme qui a poignardé jeudi 5 septembre le candidat d'extême droite à la présidentielle au Brésil Jair Bolsonaro a dit avoir agi pour des raisons personnelles et religieuses, selon un rapport préliminaire de la police militaire.

Des images télévisées montrent Jair Bolsonaro, juché sur les épaules de sympathisants, recevoir un coup violent sous le thorax et s'effondrer en arrière avant d'être évacué, alors qu'il faisait campagne dans une rue bondée d'une ville de l'Etat du Minais Gerais dans le sud-est du pays.

Les médecins devaient faire une déclaration à 20H30 locales (23H30 GMT).

Le candidat de 63 ans, a "une lésion à l'abdomen qui a été provoquée par un instrument tranchant", a annoncé l'hôpital Santa Casa de la ville de Juiz de Fora, qualifiant son état de "stable". L'agresseur a milité au sein du parti de gauche PSOL de 2007 à 2014, a confirmé à l'AFP le Tribunal supérieur électoral (TSE).

Jair Bolsonaro, grand admirateur de la dictature militaire (1964-85) et habitué des dérapages racistes, misogynes ou homophobes, arrive largement en tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle (22%).

M. Bolsonaro avait une protection policière, en tant que candidat à la présidence. Jair Bolsonaro, largement en tête des sondages pour le premier tour du 7 octobre, "a reçu un coup de couteau à l'abdomen", a annoncé son fils, député de l'Etat de Rio de Janeiro, sur Twitter, mais "ses blessures sont superficielles".

Jair Bolsonaro, du petit Parti social libéral (PSL), serait toutefois battu facilement par la quasi totalité de ses adversaires au deuxième tour, selon l'enquête d'opinion publiée tard mercredi.

"Il est intolérable de voir que dans un Etat démocratique il n'est pas possible d'avoir une campagne normale", a dit le chef de l'Etat.

Le député brésilien d'extrême droite et candidat à la présidentielle, Jair Bolsonaro, a été légèrement blessé à l'arme blanche ce jeudi lors d'un meeting de campagne. Le candidat du PSDB de centre droit Geraldo Alckmin a réagi sur Twitter en estimant que "la politique se fait par le dialogue, et jamais avec la haine".

Un autre candidat, Ciro Gomes (centre gauche), a rejeté dans un tweet également "la violence comme language politique" et exprimé sa "solidarité" au député.

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