Le favori de la présidentielle poignardé en plein meeting — Brésil

Brésil: le candidat d'extrême droite à la présidentielle poignardé lors d’un meeting

Nelson ALMEIDA AFP Brésil: le candidat d'extrême droite à la présidentielle poignardé lors d’un meeting

L'homme qui a poignardé jeudi 5 septembre le candidat d'extême droite à la présidentielle au Brésil Jair Bolsonaro a dit avoir agi pour des raisons personnelles et religieuses, selon un rapport préliminaire de la police militaire. Il s'est effondré en arrière avec une grimace de douleur, avant d'être rapidement évacué.

Les faits se sont déroulés alors que le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro était en plein bain de foule dans une rue bondée de Juiz de Fora, une ville située au nord de Rio de Janeiro (Brésil).

Hospitalisé en urgence. Flavio Bolsonaro, après avoir dans un premier temps évoqué des "blessures superficielles", a déclaré sur Twitter que son père, hospitalisé en urgence, avait "le foie, un poumon, et une partie de l'intestin perforés" et "avait perdu beaucoup de sang".

"Il nous a dit que l'attentat avait été motivé par des raisons personnelles, que nous n'avons pas pu comprendre", parce qu"'il disait aussi à certains moments qu'il avait agi 'sur l'ordre de Dieu'", lit-on dans le rapport de la police militaire du Minas Gerais (sud-est), divulgué après l'attaque contre le député dans la ville de Juiz de Fora.

Selon la reconstitution des faits, survenus vers 15 heures (18 heures GMT), l'assaillant, Adelio Bispo de Oliveira, 40 ans, "est sorti de chez lui avec un couteau" pour rejoindre la marche de sympathisants de Jair Bolsonaro. Jair Bolsonaro, grand admirateur de la dictature militaire (1964-85) et habitué des dérapages racistes, misogynes ou homophobes, arrive largement en tête des intentions de vote du premier tour de la présidentielle (22%), selon le premier sondage réalisé après l'invalidation de la candidature de l'ex-président Lula, jusque-là grand favori.

Personne ne m'a rien demandé.

Sur son profil Facebook, Bispo de Oliveira a posté récemment divers messages critiques envers M. Bolsonaro.

Un témoin de l'attentat a dit que l'assaillant, qui a milité au sein du parti de gauche PSOL de 2007 à 2014, s'était approché de Jair Bolsonaro " avec le couteau dans une main enroulée apparemment dans une chemise de couleur claire ".

L'attaque dont il a été victime jeudi risque d'accentuer un peu plus la très grande polarisation du pays à un mois de la présidentielle la plus incertaine de son Histoire récente. "L'impact sur ses sympathisants va être immense" affirme le politologue brésilien Mauricio Santoro, interrogé jeudi soir par le New York Times.

Política se faz com diálogo e convencimento, jamais com ódio. Il a exigé que "les autorités punissent les responsables de cette barbarie".

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