Dialogue intercoréen : Une délégation du Sud entame des discussions au Nord

Monde "Vénus noire, l'espion sud-coréen qui rencontra Kim Jong Il Monde Un nouveau sommet réunira les deux Corées en septembre à Pyongyang

Les dates de la réunion ont été finalisées mercredi lors d'une visite à Pyongyang de M. Chung, qui a remis au dirigeant nord-coréen une lettre de M. Moon.

Auparavant, une missive du dirigeant nord-coréen au président américain avait permis de remettre sur les rails leur sommet historique du 12 juin, que Donald Trump venait pourtant d'annuler.

Surtout, s'il a reconnu "des difficultés dans les négociations entre la Corée du Nord et les États-Unis", le numéro un de Pyongyang a assuré, selon le compte-rendu du conseiller sud-coréen, que "sa confiance envers M. Trump" restait "inchangée". Il est stationné à Pékin comme l'employé d'une entreprise sud-coréenne d'importation de produits qu'il fait passer pour des biens nord-coréens exemptés de taxes, ce qui lui permet de se constituer un réseau de contacts nord-coréens. Il s'agit de sa première apparition publique après deux semaines de silence.

Certains responsables américains et les conservateurs sud-coréens craignent qu'une telle déclaration n'enfonce un coin dans l'alliance de sécurité entre les Etats-Unis et Séoul en la privant de ses arguments en faveur du déploiement en Corée du Sud de 28.000 soldats américains.

Le Secrétaire général "attend avec intérêt de voir, lors du sommet intercoréen dans le courant du mois, davantage de progrès sur la voie d'une paix durable, de la sécurité et d'une dénucléarisation complète et vérifiable de la péninsule coréenne, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité", a ajouté son porte-parole. L'attaque n'a pas lieu et Kim Dae-jung remporte l'élection de justesse. L'APSN, devenue Service de renseignement national, refuse de commenter les accusations de l'espion.

Park Chae-Seo est arrêté à Séoul en 2010 et condamné pour avoir fourni des informations classées au Nord. Il soutient avoir transmis des renseignements anodins pour gagner la confiance des Nord-Coréens. "J'ai été maintenu à l'isolement pendant six ans", accuse-t-il. "Vénus noire" commence sa carrière dans le renseignement militaire en 1990, enquêtant alors sur le programme nucléaire de Pyongyang, jusqu'à être celui qui révèle que le Nord s'est doté de deux armes nucléaires de faible puissance.

"On pense que l'émissaire va proposer que M. Kim s'engage de façon ferme à présenter une liste de ses armes nucléaires et de ses matériaux fissiles, qui est demandée par les Etats-Unis, en échange d'une déclaration de fin de la Guerre de Corée", a déclaré à l'AFP Yang Moo-jin, de l'Université des études nord-coréennes.

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