Idlib: Erdogan propose un cessez-le-feu, Poutine lui répond

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Le régime syrien "a le droit" de reprendre le contrôle de toute la Syrie, affirme Poutine

Au cours d'une table-ronde devant la presse, Hassan Rohani et Vladimir Poutine ont ainsi insisté sur la nécessité de continuer à combattre "le terrorisme" en Syrie tout en limitant les dommages pour les civils pendant que Recep Tayyip Erdogan réclamait un "cessez-le-feu" à Idlib, ultime grand bastion rebelle et djihadiste, situé dans le nord-ouest du pays.

Dès jeudi, des centaines de civils ont commencé à fuir la zone en prévision d'un assaut des troupes gouvernementales.

Conquis en 2015 par les insurgés, Idleb est leur dernier grand bastion dans le pays.

La rencontre entre le président iranien Hassan Rohani et ses homologues Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan doit avoir lieu dans l'après-midi quelques heures seulement avant une autre réunion sur la situation à Idleb, convoquée par les États-Unis au Conseil de sécurité de l'ONU.

Erdogan appelle à un cessez-le-feu. L'Iran, la Russie et la Turquie parrainent les belligérants en Syrie, soutenant les autorités de Damas pour Téhéran et Moscou, et les rebelles pour Ankara.

Huit ONG internationales actives en Syrie ont appelé les "dirigeants mondiaux" réunis à Téhéran et New York à "travailler ensemble pour éviter" que survienne "la pire catastrophe humanitaire en sept ans de guerre en Syrie", qui a déjà fait plus de 350.000 morts et des millions de réfugiés.

Devenus incontournables dans le conflit, l'Iran, la Russie et la Turquie pilotent le processus d'Astana, série de discussions de paix lancée après l'intervention militaire russe de 2015, qui a totalement changé la donne dans cette guerre en remettant en selle le président Bachar Al-Assad.

Selon la télévision d'État iranienne, les trois dirigeants auront chacun "des rencontres bilatérales" en marge de leur sommet.

Réunis en sommet dans la capitale iranienne, les présidents de ces trois pays "ont décidé de régler" la question d'Idlib "dans l'esprit de coopération qui caractérise le [processus] d'Astana", lancé par leurs trois pays pour tenter de ramener la paix en Syrie.

Déterminé à reprendre l'ensemble du territoire, le pouvoir de Damas a massé des renforts aux abords de la province, frontalière de la Turquie et dominée par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), mais qui accueille aussi d'importantes factions rebelles.

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a plaidé vendredi devant le Conseil de sécurité pour imposer un " ultimatum " aux combattants à quitter les zones peuplées à Idleb où des " routes d'évacuation volontaire " pourraient aussi être créées pour les civils.

Quelque trois millions de personnes, dont la moitié sont des déplacés, vivent dans la province d'Idleb et les poches insurgées des provinces voisines de Hama, Alep ou encore Lattaquié, selon l'ONU.

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