Deux enfants tués dans de nouveaux bombardements syriens et russes sur Idleb

Député turc Ankara doit établir un canal de dialogue avec Assad                Sputnik. Anton Denisov

Député turc Ankara doit établir un canal de dialogue avec Assad Sputnik. Anton Denisov

Après la rencontre, plusieurs diplomates occidentaux ont cependant exprimé leurs doutes sur la possibilité de la concrétiser, le régime syrien ne faisant pas de distinction entre les groupes terroristes et l'opposition armée à Bachar al-Assad.

Les Nations unies ont maintes fois mis en garde contre une "catastrophe humanitaire" qu'entraînerait une telle offensive, avec l'éventuel déplacement de 800.000 personnes, qui ne disposeraient plus cette fois d'un territoire où se réfugier.

Le régime syrien et son allié russe ont bombardé dimanche à coup de missiles et de barils d'explosifs la province d'Idleb, ultime bastion rebelle dans le nord-ouest de la Syrie, tuant deux enfants, selon une ONG.

Samedi, les avions de chasse russes avaient mené les frappes les "plus intenses" en un mois contre cette province, tuant au moins neuf civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Donald Trump évalue actuellement de possibles frappes visant les forces russes et iraniennes présentes en Syrie, en cas d'éventuelle attaque chimique perpétrée par les troupes fidèles au gouvernement de Damas, relate The Wall Street Journal, se référant à des officiels américains sous couvert de l'anonymat.

Les bombardements ont provoqué des destructions et de nombreux dégâts dans plusieurs habitations.

Depuis jeudi, des centaines de familles ont fui leurs localités dans le secteur sud d'Idleb.

La peur reste toutefois "immense" parmi les habitants et le personnel médical, a affirmé à l'AFP à Genève le chef des services de santé de la province, Munzer Al-Khalil, disant craindre "la crise la plus catastrophique de (la) guerre" en Syrie, où plus de 350 000 personnes ont péri en sept ans de conflit.

Il a rejeté la proposition d'Ankara d'un cessez-le-feu à Idleb, arguant qu'il n'y avait "pas de représentants des groupes armés autour de cette table" habilités à négocier un arrêt des hostilités. "Si nous arrivons à émettre une déclaration de cessez-le-feu ici, alors ce serait l'un des résultats les plus importants de ce sommet et cela apaiserait grandement les populations civiles", a déclaré le président turc devant ses homologues iranien et russe.

Quelque trois millions de personnes, dont la moitié sont des déplacés d'autres régions de Syrie affectées par de violents combats, vivent dans la province d'Idleb et les poches insurgées des provinces voisines de Hama, Alep ou Lattaquié, selon l'ONU.

Ces opérations aériennes interviennent après l'échec, vendredi, d'un sommet tripartite entre la Russie et l'Iran d'un côté qui soutiennent le régime de Bachar al-Assad, et la Turquie, marraine des rebelles, pour tenter d'éviter un assaut terrestre des forces de Damas sur Idleb.

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