L'administration Trump menace de prendre des sanctions contre la CPI

En novembre 2017, Fatou Bensouda, procureur de la Cour pénale internationale, avait annoncé, qu'elle demanderait à la Cour, l'autorisation d'une enquête sur des crimes présumés, commis dans le cadre du conflit Afghan, notamment par l'armée Américaine.

Les États-Unis ont mené lundi une attaque sans précédent contre la Cour pénale internationale (CPI) et menacé ses juges et procureurs de sanctions s'ils s'en prennent à des Américains, à Israël ou à d'autres alliés de Washington.

Washington pourrait envisager d'interdire d'entrée sur le territoire américain les juges et les enquêteurs de la CPI, geler leurs fonds et les traduire devant la justice américaine.

Cette violente charge intervient plusieurs mois après les déclarations de la procureure de la CPI, Fatou Bensouda. "Nous allons prendre des sanctions contre leurs avoirs dans le système financier américain, et nous allons engager des poursuites contre eux dans notre système judiciaire", a-t-il lancé.

"Si la Cour s'en prend à nous, à Israël ou à d'autres alliés des Américains, nous n'allons pas rester silencieux ", a prévenu le Conseiller John Bolton. "Les Etats-Unis utiliseront tous les moyens nécessaires pour protéger nos concitoyens et ceux de nos alliés de poursuites injustes de cette cour illégitime", a-t-il martélé.

"Nous n'allons pas coopérer avec la CPI, nous n'allons pas lui fournir d'assistance, nous n'allons pas adhérer à la CPI".

Dans un communiqué publié mardi, la CPI, juridiction pénale universelle chargée de juger les personnes accusées de génocides et de crimes contre l'humanité, rappelle qu'elle est une institution impartiale et indépendante bénéficiant du soutien de 123 pays. "Nous allons laisser la CPI mourir de sa belle mort" car "pour nous, la CPI est déjà morte".

Par ailleurs, John Bolton fera part dans son discours de l'intention du département d'État de fermer le bureau à Washington de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), par crainte que les Palestiniens tentent de provoquer une enquête de la CPI sur Israël. Les Etats-Unis ont refusé d'y adhérer et ont tout fait, notamment par des accords bilatéraux avec de nombreux pays, pour éviter que des Américains puissent être visés par ses enquêtes. "Après tout, et pour ainsi dire, la CPI est déjà morte à nos yeux".

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