Une taxe sur les produits halal pour lutter contre le fondamentalisme — France

Les islamistes ont le monopole du discours religieux musulman sur internet et les réseaux sociaux selon l'Institut Montaigne

L'essayiste Hakim El Karoui est l'auteur d'un rapport sur"La Fabrique de l'islamisme, que franceinfo dévoile dimanche 9 septembre en intégralité.Plus

Il a rappelé que les grandes fédérations de mosquées, dont celles animant le CFCM, avaient annoncé en juillet un projet d'Association pour le financement et le soutien du culte musulman (AFSCM). Son objectif? Enrayer la progression du fondamentalisme chez les musulmans de France.

L'auteur du rapport demande la mise en place d'un "Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins, ndlr ) islamique", en référence à l'organisme piloté par Bercy chargé de la lutte contre la fraude, le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, pour mieux contrôler les flux financiers et les dons enregistrés par les structures islamiques en France.

L'idée avait été évoquée à maintes reprises et elle refait surface: instaurer une "taxe halal" pour financer l'islam de France. Sur Europe 1 ce lundi matin, Hakim El Karoui a estimé qu'il ne s'agirait pas d'"une taxe au sens d'un impôt de l'Etat", mais une taxe organisée "par la communauté musulmane, pour la communauté musulmane", inspirée de la "taxe de cacherout" de la communauté juive. Il y a donc "de plus en plus d'argent lié à la consommation: le pèlerinage, le halal, le don".

A l'image du dispositif "Prevent" ("Prévenir"-NDLR) mis en place par les Britanniques, la France doit se doter de moyens et de réseaux importants pour diffuser ce contre-discours, estime Hakim El Karoui".

Pour gérer cette taxe, il souhaite ainsi voir se créer "une organisation neutre, indépendante des pays d'origine, indépendante de ceux qui tiennent aujourd'hui les mosquées", qui serait chargée de "prélever une toute petite somme d'argent sur chaque acte de consommation et réinvestir cette somme d'argent dans le travail théologique", a également développé le consultant sur RTL. "Le nombre d'élèves qui apprennent l'arabe au collège et au lycée a été divisé par deux". Parmi les propositions faites par l'essayiste proche d'Emmanuel Macron Hakim El Karoui, il y a la taxation des produits halal pour financer la construction des mosquées. "Il a été multiplié par dix dans les mosquées ".

Les salafistes - branche rigoriste de l'islam - "gagnent du terrain à l'intérieur de la communauté", surtout chez "les jeunes", selon lui. Sur les réseaux sociaux, "on voit qu'il y a à peu près 800 000 à 1 million de personnes qui suivent un discours religieux, qui n'est pas un discours violent, qui est produit par les salafistes", a-t-il relevé sur Europe 1.

Cet ancien conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon constate aussi que le "halal" imprègne de plus en plus "la façon de vivre ensemble", avec le développement de sites communautaires, d'hébergement ou de covoiturage "halal".

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