Après son coup de gueule, Roxana Maracineanu a rencontré Edouard Philippe

Suppressions de postes au ministère des Sports Maracineanu parle d'une

La ministre des sports Roxana Maracineanu sort de l'Elysée le 5 septembre 2018 AFP Archives- Ludovic MARIN

"Je tiens à réaffirmer qu'aucun des 1.600 CTS évoqués dans le document dont vous avez eu connaissance ne perdra son emploi", a assuré Roxana Maracineanu, qui a été nommée mardi à la place de Laura Flessel, avant de préciser que "ce ne seront pas des suppressions de postes".

La ministre des Sports Roxana Maracineanu a poursuivi lundi son opération de déminage sur les menaces de suppressions de postes chez ses agents: après une réunion à Matignon, elle a promis qu'aucun conseiller technique sportif (CTS) ne perdrait son emploi, mais la question de leur statut reste posée. Dans son courrier, Matignon dit compter "sur une transformation du mode de gestion des conseillers techniques sportifs et sur la réduction de leur nombre, ainsi que sur une rationalisation des services déconcentrés".

"Les conseillers techniques sportifs ont une compétence reconnue par tous". Ce qu'elle a donc fait dimanche matin en marge de "La Parisienne", l'épreuve de course à pied réservée aux femmes dans la capitale: "Je pense que cette annonce [vendredi] est vraiment très brutale et ce ne sont pas les bons mots qui ont été employés".

Le candidat communiste aux élections européennes, par ailleurs adjoint à la mairie de Paris, Ian Brossat a par exemple fustigé la volte-face de la ministre et le "modèle" britannique qui semble poindre dans le Sport français.

"Je suis en train de chercher des solutions", a ajouté l'ancienne championne de natation, qui, à son cinquième jour à la tête du ministère, a concédé que le problème lui était "tombé un peu dessus".

La nouvelle ministre des sports Roxana Maracineanu aurait sans doute souhaité meilleur contexte pour fêter le retour des Bleus champions du monde au Stade de France. La première solution a été de réclamer un rendez-vous à Matignon et de négocier directement avec le Premier ministre. De quoi rassurer Philippe Bana, le président de l'association des directeurs techniques nationaux, qui a exprimé sa "satisfaction" après une rencontre avec la ministre. Et ce d'autant que les CTS, rémunérés par l'Etat et au nombre de 1600 justement, sont essentiels au fonctionnement des fédérations sportives, à la fois pour le haut niveau et pour le développement des pratiques.

Il y exigeait un déplafonnement des taxes sur les jeux, les paris sportifs et les droits télés dévolues au sport afin d'assurer la future agence d'un budget de départ de 400 millions d'euros, équivalent à celui du ministère. "Cependant, leur mode de gestion doit être modernisé, leur rôle au sein des fédérations doit ainsi être retravaillé avec le mouvement sportif".

"Nous allons rester très vigilants sur leur statut", a ajouté Philippe Bana, pointant le communiqué diffusé par Matignon lundi matin qui indique que "leur statut doit être ré-interrogé". "Teddy Riner est accompagné depuis plus de dix ans par Franck Chambily (son entraîneur est un CTS, ndlr)". "L'un des objectifs est de donner plus de responsabilités, de moyens et d'autonomies aux fédérations sportives pour leur permettre de développer le haut niveau, animer le réseau des clubs et associations sportives", a affirmé Edouard Philippe dans un communiqué. Roxana Maracineanu a annoncé une concertation sur le sujet, dont elle rendra les conclusions fin octobre au Premier ministre.

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