Coup de frein sur les dépenses en 2017 — Santé

Les dépenses de santé ont très peu augmenté en France l'an pass

Une hausse de 1,3% historiquement faible en France qui reste le 3ème pays au monde pour les dépenses de santé.Plus

Trois mille euros. C'est ce que la France dépense en frais de santé par an et par habitant. En France, la consommation de soins et de biens médicaux s'est élevée en 2017 à 199,3 milliards d'euros. En bout de course, le patient n'a à payer que 7,5% de ses dépenses de santé, ce qui place la France tout en fond de classement de l'OCDE pour les dépenses de santé à la charge des ménages. Dans le détail, ce montant comprend les dépenses de soins hospitaliers (92,8 milliards d'euros), les soins de ville (53,4), les médicaments délivrés en ville (15,5) et les autres biens médicaux (transports sanitaires, optique...) pour 5 milliards d'euros. Elle a certes augmenté, nettement moins vite qu'en 2016, grâce au fort ralentissement des soins hospitaliers. Le point de vue des Français Le document de la Drees aborde aussi le regard porté par les Français sur les dépenses de santé. Soit 11,5 % de son PIB, 1,1 point de plus que la moyenne de l'Union Européenne à 15. La part de la Sécurité sociale a progressé de 0,2 point en moyenne par an entre 2008 et 2017, notamment du fait de la hausse du nombre d'assurés exonérés du ticket modérateur liée au vieillissement de la population et au développement des pathologies chroniques.

Les prises en charge de l'État au titre des prestations versées aux invalides de guerre, des soins urgents ainsi que de l'aide médicale de l'État et des organismes de base au titre de la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire), complètent le tableau de financement à hauteur de 1,5%, un niveau inchangé.

Les dépenses de soins ont augmenté de 1,3% en 2017, une progression "historiquement basse" d'après le rapport annuel sur les comptes de la santé publié lundi, qui relève aussi une nouvelle baisse de la part restant à la charge des patients. L'Hexagone affiche toutefois le reste à charge total "le plus limité" des pays riches: 10% contre 16% en moyenne et jusqu'à 30% en Suisse. C'est d'ailleurs l'inégalité la plus souvent citée comme étant " la moins acceptable ".

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