150 vols Ryanair annulés en Allemagne, la compagnie menace — Grève

Grève à Ryanair : Michael O'Leary ne veut pas

"Votre grève est un échec"... vraiment, Monsieur O'Leary?

"A l'occasion d'une conférence de presse à Londres, Michael O'Leary s'en est pris frontalement aux syndicats allemands qui à leur tour - après les Espagnols - se sont mis en grève".

Et de préciser que " e n Allemagne, un mouvement social de 24 heures a entraîné la suppression de 150 vols Ryanair au départ et à destination de l'Allemagne.

La compagnie à bas coût et aux pratiques sociales discutables avait indiqué mardi que les passagers pouvaient gratuitement repousser leurs réservations de mercredi à jeudi, vendredi, samedi ou dimanche. Ce débrayage est le préambule d'un mouvement à l'échelle européenne prévu pour la fin du mois de septembre.

Mais au mois d'août, la compagnie a fait face à un mouvement coordonné de son personnel dans cinq pays européens: 400 vols annulés en pleine période de vacances et plus de 55 000 passagers concernés.

Avant cette annonce, Ryanair a menacé son personnel allemand de suppressions d'emplois en cas de débrayage: "Si ces menaces de grève continuent, elles mèneront à une réduction des opérations en Allemagne et à des suppressions d'emplois pour les pilotes comme le personnel navigant, en particulier dans les aéroports allemands secondaires où nous enregistrons des pertes chaque hiver", a déclaré mardi dans un communiqué le directeur marketing de Ryanair, Kenny Jacobs.

Entretemps, Ryanair a trouvé des accords en Irlande et en Italie, jugés toutefois insuffisants par les syndicats allemands.

"Ceci est une première grève d'avertissement et la suite dépendra du déroulement des négociations", a averti Christine Behle, membre du conseil d'administration de Verdi. Ceux-ci ont évoqué dans un communiqué commun la date du vendredi 28 septembre. Les salariés exigent, outre l'augmentation de leurs salaires, la mise en place d'un salaire minimum, des contrats locaux et non irlandais et la prise en compte de la totalité des heures effectuées, y compris avant et après le décollage de l'appareil.

"Nous ne voulons pas de grèves mais nous ferons avec si cela signifie défendre nos coûts et notre capacité à offrir des prix en baisse", a-t-il ajouté.

La compagnie avait entamé en décembre dernier un virage à 180 degrés en débutant un processus de dialogue avec les syndicats qu'elle refusait catégoriquement jusque-là.

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