L’histoire de Maroine devenu Alexandre — Affaire Benalla

La fiche de paie d'Alexandre Benalla révélée

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Alexandre Benalla a fini par accepter, "contraint", son audition, fixée au 19 septembre comme celle de Vincent Crase, ex-salarié de La République en marche filmé à ses côtés le 1er mai. "Il n'y a rien qui m'ait fait changé d'avis", a-t-il assuré, expliquant que son refus initial était motivé par le principe de "séparation des pouvoirs". Mais, avertit-il, " je ne pourrai répondre à aucune question concernant les faits dont la justice est saisie ". "La commission, elle est totalement souveraine, c'est elle qui écoutera, entendra et décidera". Ensuite, "il n'appartient pas aux personnes convoquées pour être auditionnées de décider de se présenter ou non à cette convocation", a tonné M. Bas. Comme devant les parlementaires, François Xavier Lauch a insisté également sur le fait qu'Alexandre Benalla n'avait pas exercé de missions de police, contrairement à ce qui a été dit du côté de l'opposition française et dans les médias durant tout l'été.

"Si quelqu'un doit calmer le jeu, ce n'est pas nous, c'est M. Benalla qui fait très fort dans l'insulte des représentants du peuple et qui, compte tenu de ses exploits, n'est pas très bien placé ni pour proférer des injures ni pour donner des leçons de morale", a jugé Jean-Pierre Sueur (PS), l'un des deux rapporteurs de la commission d'enquête.

L'entourage du président du Sénat a confirmé des informations de presse selon lesquelles Gérard Larcher avait reçu mardi soir un appel du président de la République, mais sans en dévoiler la teneur.

Mis en examen pour les violences du 1er mai, Alexandre Benalla a déploré plusieurs fois le fait que la démocratie française soit "bafouée" par sa convocation devant une commission d'enquête sénatoriale.

Une position défendue par le porte-parole du gouvernement Benjamin Grivaux pour qui "c'est le B.A.BA". La semaine dernière, le président de la commission sur l'affaire Benalla au Sénat, le Républicain Philippe Bas, avait déjà pris contact avec l'avocat de l'ancien chargé de mission de l'Elysée.

"Le président de la République m'a autorisé à venir devant vous", a-t-il indiqué d'emblée, suscitant des murmures dans la salle.

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