La chasse suspendue dans les Ardennes — Peste porcine

La proximité de la frontière française inquiète le ministère de l'Agriculture

La proximité de la frontière française inquiète le ministère de l'Agriculture. ILLUSTRATION PIXABAY

Les autorités parlent de restes de nourriture abandonnée par des voyageurs en provenance de zones infectées en Europe de l'Est. "La Commission considère la lutte contre la peste porcine africaine comme une priorité vu que la maladie représente une menace pour l'économie de l'Union européenne, en particulier le secteur porcin", selon un communiqué. Le virus peut en effet facilement se transmettre d'un animal à l'autre, et notamment aux porcs d'élevage.

La peste porcine africaine, non contagieuse pour l'homme, se transmet d'un animal à un autre mais peut également se disséminer par des mouvements de véhicules et de personnes en provenance de zones infectées, ou par l'intermédiaire de denrées alimentaires. Si l'on fait une découverte suspecte, il faut contacter le call-center du SPW au numéro 1718. Douze entreprises avaient alors été contaminées, 185 autres bloquées et plus de 30.000 porcs abattus.

La Commission européenne suit la situation de près.

La ministre allemande de l'Agriculture, Julia Kloeckner, mise au fait des cas de peste porcine africaine détectés à 60 kilomètres de la frontière allemande, a assuré son gouvernement prenait la situation au sérieux.

Au lendemain de l'annonce de la découverte en Belgique de deux cas de peste porcine africaine sur des sangliers, cette réunion, qui doit débuter à 15h, va rassembler éleveurs, transporteurs, abatteurs, vétérinaires, mais également chasseurs, a indiqué la direction générale de l'Alimentation (DGAL).

"Les mesures appliquées sont une bonne chose pour limiter la propagation mais c'est encore un coup dur pour les éleveurs concernés car les pertes risquent d'être très importantes", a déclaré le président de la FWA, Joseph Ponthier, vendredi après-midi.

La confirmation ce jour de la présence du virus en Belgique constitue une progression inédite de la maladie qui exige une réponse à la hauteur des enjeux économiques pour les filières agroalimentaires françaises.

Ce plan prévoit sur ces quatre départements "des mesures de zonage, de restrictions de certaines activités comme la chasse et de surveillance renforcée des élevages et de la faune sauvage" ainsi que "le renforcement des mesures de biosécurité pour éviter l'introduction du virus dans les élevages porcins et des mesures de surveillance en abattoir".

Si un élevage est victime de PPA, il y aura abattage total, désinfection, mise en place d'un périmètre de sécurité et de la maîtrise du mouvement des animaux, ainsi que des contrôles de tout ce qui entre et sort de l'exploitation agricole, notamment l'aliment.

À la fin du mois d'août, la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, s'était inquiétée des risques de transmission dans les fermes du virus, déjà présent en Europe de l'est.

Dans un document interne, la Fédération nationale porcine (FNP) avait pour sa part déploré l'inertie des pouvoirs publics français et européens.

Dernières nouvelles