Quelles mesures pour les Outre-mer — Plan pauvreté

Avant le

Un nouveau mode de calcul va être appliqué aux aides au logement à partir

Cette fusion des prestations était réclamée par de nombreuses associations qui soulignent que, bien souvent, les plus démunis ne perçoivent pas toutes le aides auxquelles ils ont droit, du fait de démarches compliquées à mener.

La création de ce "revenu universel d'activité " fusionnant plusieurs prestations sociales, annoncée par Emmanuel Macron, ne recèle "aucune intention cachée de remettre en cause certains droits", notamment "les aides monétaires (qui) augmenteront encore", a affirmé la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

C'est autour du revenu universel d'activité, mesure surprise de la réforme, que la polémique s'articule. Ce revenu serait soumis à "des droits et des devoirs supplémentaires".

Dernière inconnue, et non des moindre, le montant prévu de ce revenu universel d'activité. Selon la documentation fournie aux médias, 8,5 milliards d'euros vont pourtant être consacrés à cette stratégie en quatre ans.

"Ce n'est pas un plan charité car il ne s'agit pas de permettre de vivre un tout petit peu mieux dans la pauvreté, il s'agit de sortir de la pauvreté", a déclaré le chef de l'État lors d'un discours de plus d'une heure au Musée de l'Homme, disant vouloir éviter qu'elle "se transmette de génération en génération ". "Les personnes percevant ce revenu devront signer un " contrat " et elles ne pourront décliner " plus de deux offres raisonnables d'emploi ".

Pour "rompre la production de la pauvreté", le gouvernement entend d'abord mettre le paquet (1,24 milliard d'euros) sur les crèches et les assistantes maternelles.

On y retrouve aussi l'affirmation d'une "déclinaison spécifique Outre-mer" de la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes avec notamment le développement des dispositifs d'accueil collectifs pour les moins de 3 ans, l'augmentation des subventions de la CAF pour les établissements d'accueil, la création de "guichets uniques de la petite enfance" pour "accélérer les créations des places" qui manquent.

Des petits-déjeuners seront enfin développés dans les écoles primaires en zone d'éducation prioritaire (REP+) pour démarrer la journée du bon pied, et des tarifs sociaux seront appliqués dans les cantines scolaires (comme le repas à un euro). "La pauvreté ne doit plus se transmettre en héritage"; or la "réalité" est qu'"il faut 180 ans à un enfant né pauvre pour espérer que les descendants de ses descendants accéderont aux classes moyennes", a-t-il pointé. Il s'agirait, selon lui, de garantir un "seuil minimal de dignité" et viserait à aider les personnes sans emploi ou travailleurs mais à faibles revenus.

Le dispositif "garantie jeune", pour les 16-25 ans les plus éloignés de l'emploi, sera étendu à "500.000 jeunes avant la fin du quinquennat", contre 100.000 actuellement.

Un contrat sera passé avec les départements et leurs services d'aides sociales à l'enfance (ASE). "On ne lâchera plus les jeunes précaires après leur majorité", assure Benjamin Griveaux.

En matière de petite enfance, le Plan Pauvreté prévoit d'ouvrir davantage de crèches aux enfants des quartiers prioritaires ou défavorisés - via des avantages financiers aux collectivités. Car Emmanuel Macron considère que "le retour au travail est le meilleur outil de lutte contre la pauvreté". L'essaimage des expérimentations telles que Territoires zéro chômeur longue durée, Tapaj, Convergence, Sève, se verra allouer 70 millions d'euros.

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