VIDÉO - Un ministre du Luxembourg dit "merde" à Matteo Salvini

Migrants comparés à des esclaves : la colère d’un ministre luxembourgeois contre Matteo Salvini ̵...

Quand un ministre luxembourgeois s'énerve contre Matteo Salvini à propos de l'immigration

A trois reprises en trois jours, le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, et le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, se sont affrontés violemment sur ce sujet par médias interposés.

Matteo Salvini, vice-président du Conseil italien, a fait ses déclarations lors d'une session à huis clos d'une conférence sur les migrations et la sécurité, organisée par l'Autriche. Ce sont deux visions du monde complètement différentes. Je suis au gouvernement pour aider nos jeunes à refaire ces enfants qu'ils faisaient encore il y a quelques années. Le chef de la diplomatie luxembourgeoise a vertement réagi à l'attaque de Matteo Salvini qui a estimé que le Luxembourg voulait importer des "esclaves" africains pour pallier son manque de main-d'œuvre et son déficit démographique.

Le ministre luxembourgeois a qualifié la polémique de vendredi à Vienne de "provocation calculée", peut-on lire sur le site internet du quotidien italien La Repubblica, affirmant que la vidéo reprenant la scène a été tournée par les collaborateurs de Salvini à l'insu des autres participants et diffusée sur Facebook. Pas d'avoir des esclaves pour remplacer les enfants que nous ne faisons plus. "Ils sont venus comme migrants, qui ont travaillé au Luxembourg pour que vous, en Italie, vous ayez de l'argent pour payer pour vos enfants (...) Merde alors" a-t-il lancé.

"Mais c'est quoi leur problème au Luxembourg?"

"Si on filme les rencontres des ministres de l'UE, ou même ceux des chefs d'Etat ou de gouvernement, alors il n'y aura plus jamais un débat ouvert", a déploré M. Asselborn. "Mais en Italie, notre besoin, c'est de permettre à nos enfants d'avoir des enfants, et non pas d'avoir de nouveaux esclaves pour remplacer les enfants que nous n'avons pas".

Devant cette logorrhée, aux relents racistes, Jean Asselborn sent la moutarde lui monter au nez - on entend des "Allez", "dedieu ", "c'est abusé " -. Mais M. Salvini insiste: "Si au Luxembourg vous avez besoin d'une nouvelle immigration, moi je préfère garder l'Italie pour les Italiens et recommencer à faire des enfants". Il s'est emporté contre son homologue italien: "Au Luxembourg, nous avons eu des dizaines de milliers d'immigrants italiens... "

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