Emmanuel Macron dévoile son plan santé, baptisé "Ma santé 2022" — Réforme

Des étudiants de première année de médecine à l'université de La Timone à Marseille

Des étudiants de première année de médecine à l'université de La Timone à Marseille

Pour le remplacer, la ministre de la santé Agnès Buzyn évoque des examens "qui sanctionneront le passage en deuxième puis en troisième année comme dans toutes les filières".

La mesure fait partie du plan que présentera Emmanuel Macron, mardi.

Le redoutable concours qui a traumatisé des générations d'étudiants en santé, ainsi que les quotas de places en médecine, pharmacie, dentaire et maïeutique (sages-femmes), auront disparu en 2020. Dans l'immédiat, l'exécutif veut "regagner du temps médical" et va mettre la main à la poche pour y parvenir.

Le plan "Ma Santé 2022" sera doté d'un budget de 3,4 milliards d'euros d'ici 2022, dont "près d'un milliard en faveur de l'investissement hospitalier", avait indiqué le ministère de la Santé à l'AFP, juste avant l'intervention d'Emmanuel Macron. Cela représente environ 400 millions d'euros.

La rallonge budgétaire de 400 millions d'euros devrait notamment financer la création de 4.000 postes d'"assistants médicaux" qui auront pour mission de "décharger" les médecins des tâches administratives et de certains "actes simples comme une prise de tension ou de température", a justifié la ministre.

"La création de postes d'" assistants médicaux ", à mi-chemin entre la secrétaire et l'infirmière, doit permettre aux médecins libéraux de se concentrer sur leur métier. "Nous devons avoir une attention toute particulière pour les territoires démunis et les déserts médicaux", a expliqué le chef de l'État, rappelant que le nombre de médecins retraités avait doublé depuis 10 ans. Les hôpitaux seront également incités à améliorer leurs pratiques: l'enveloppe récompensant la qualité des soins sera portée de 60 à 300 millions d'euros dès l'an prochain.

Dès 2019, de nouveaux financements seront mis en oeuvre pour des maladies chroniques comme le diabète et l'insuffisance rénale, obligeant hôpitaux et professionnels de santé libéraux à se coordonner et à partager une rémunération forfaitaire. "Elles correspondent point par point aux demandes de terrain", a affirmé la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Les plus petits établissements seront " réorientés sur des priorités " incluant la gériatrie, la rééducation, l'imagerie, la biologie ou encore la télémédecine.

"On va demander aux médecins de ville et aux hôpitaux de proximité de travailler ensemble", a-t-elle ajouté, soulignant que la France était "le seul pays où il y a une telle différence entre la médecine hospitalière et la médecine de ville". Il va, en outre, rebattre la carte hospitalière, pour " organiser une vraie gradation des soins ", notamment en regroupant les blocs chirurgicaux et les maternités dans les plus gros établissements, pour leur assurer une activité plus importante, gage de qualité.

"Cela pourra passer par des fermetures d'activités dans certains cas", a reconnu l'Elysée, assurant que "rien ne se perd, tout se transforme".

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