La Chine salue l'invitation américaine à négocier — Guerre commerciale

Washington va taxer 200 milliards de dollars de produits chinois

Voir les

Pourtant, le président américain Donald Trump menace de frapper quatre fois plus fort.

Personne n'a pu être joint à la Maison blanche.

Bientôt une reprise des négociations.

D'après l'agence Bloomberg, Donald Trump a demandé à ses équipes de mettre en oeuvre des tarifs douaniers sur quelque 200 milliards de dollars d'importations chinoises supplémentaires. "La Chine a bien reçu une invitation [à négocier] de la part des États-Unis et s'en félicite", a-t-il ajouté, précisant que les deux parties discutent actuellement des détails d'une possible rencontre, qui pourrait avoir lieu dans l'un ou l'autre pays.

Si ces nouvelles discussions se concrétisent, elles devraient permettre aux Chinois d'éviter l'application dans les prochains jours d'une nouvelle taxe américaine sur 200 milliards de produits exportés vers les Etats-Unis.

Donald Trump a d'ores et déjà imposé des droits de douane de 25% sur 50 milliards de produits chinois.

Une étude réalisée par la Chambre de commerce américaine en Chine et publiée hier jeudi, révèle que 60% des entreprises américaines implantées dans le pays asiatique ont dit ressentir l'incidence des hausses de droits de douane entrées en vigueur des deux côtés du Pacifique. Pékin a répondu immédiatement en frappant le même montant d'exportations américaines.

Un grand nombre d'entreprises américaines produisent en Chine des marchandises qu'elles exportent ensuite vers la première économie mondiale.

L'inquiétude perturbe les décisions d'investissement et près d'un tiers des entreprises interrogées ont commencé à délocaliser leurs chaînes de production hors de Chine ou des Etats-Unis. La même proportion retarde, voire annule des décisions d'investissement. Pour Alan Beebe, cela s'explique soit parce qu'ils se sont renchéris, soit parce que les Chinois renoncent à acheter américain en réaction à la guerre commerciale.

La moitié des sociétés gagnent moins d'argent dans le pays, et font état de coûts de production accrus, les poussant à licencier. Ainsi, 12% des entreprises ont réduit leurs effectifs.

Dernières nouvelles