CSG : la bonne surprise d’Edouard Philippe pour 300.000 retraités

Hautes-Alpes: opération déminage auprès des retraités pour Joël Giraud

Le geste d'Edouard Philippe pour calmer la fronde de 300.000 retraités

Concrètement, "il faudra être passé pendant deux ans en continu au dessus du seuil arrêté l'année passée pour être frappé par cette augmentation de la CSG ", a expliqué le Premier ministre.

Ce ne sont pas 100.000 mais 300.000 retraités qui devraient bénéficier du coup de pouce de l'exécutif pour échapper à la hausse de la CSG, qui a fortement grevé le pouvoir d'achat des personnes âgées en 2018. Des seuils jugés trop bas par l'opposition.

Mais dans cette histoire, les 60% des retraités concernés - soit 7,5 millions de personnes -, s'estiment "sacrifiés".

" Il y aura 300.000 personnes qui n'auront pas à payer cette augmentation de la CSG dans les années qui viennent", a déclaré le chef du gouvernement sur France Inter, évoquant un " effort de 350 millions d'euros " pour les finances publiques. Enjoint sur France Inter à dire s'il pensait que le Sénat avait outrepassé ses droits avec cette audition, le Premier ministre a répondu "ne pas avoir à se prononcer " sur cette question.

"C'est une mesure de justice sociale, qui permet d'ajuster un dispositif qui n'avait pas vocation à pénaliser les plus fragiles de nos concitoyens", s'est félicité dans un communiqué le député LREM Joël Giraud, rapporteur général du Budget.

Cette mesure correctrice avait été promise fin mars par Edouard Philippe. "Il y a un problème de fond, que l'annonce faite par Edouard Philippe aujourd'hui ne règle en rien", a assuré à l'AFP Michel Salingue, secrétaire général de la FGR-FP (Fédération générale des retraités de la fonction pulbique), pour qui les retraités sont devenus une "variable d'ajustement".

Face à la colère des retraités, le gouvernement lâche du lest. Ce jeudi, le Premier ministre a annoncé un geste de plusieurs centaines de millions d'euros, qui bénéficiera à 300 000 retraités concernés par la hausse de la CSG, une des mesures fiscales phares d'Emmanuel Macron, défendue bec et ongle depuis le début du quinquennat, au nom d'un allègement des cotisations pesant sur les travailleurs. "On peut aider le travail sans pour autant assommer les retraités".

Cette décision a provoqué une levée de boucliers chez les syndicats de retraités, qui ont prévu une journée de manifestation le 3 octobre. En petit comité, Emmanuel Macron avait tout simplement tonné qu'il fallait "arrêter d'emmerder les retraités".

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