La Russie et la Turquie s'entendent pour établir une zone démilitarisée

Poutine et Erdogan à la recherche de solutions sur le sort d'Idleb

Syrie : la Russie et la Turquie se mettent d'accord pour éviter un assaut du régime à Idleb, dernier bastion des rebelles

Selon cette agence semi-officielle, M. Zarif répondait là à une question d'un journaliste iranien lui demandant si l'Iran avait été consulté à propos de la décision annoncée par les présidents russe Vladimir Poutine et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.

Les territoires occupés par l'opposition syrienne doivent être démilitarisés, a déclaré M. Erdogan durant la conférence de presse, affirmant que l'opposition pourrait rester sur ses positions, mais que la Turquie et la Russie feraient tout ce qui est en leur pouvoir pour éliminer les groupes radicaux dans ces territoires.

"Nous avons décidé de créer le long de la ligne de contact à partir du 15 octobre de cette année une zone démilitarisée de 15-20 kilomètres de large", a déclaré le président russe après cette rencontre. Selon le président russe, cet accord présente "une solution sérieuse" permettant "d'avancer dans la résolution de ce problème".

Lors d'un sommet à Téhéran le 7 septembre, ces trois pays ont constaté leurs divergences sur Idleb, mais insisté sur la nécessité de préserver le processus d'Astana.

Ce lundi 17 septembre, Vladimir Poutine a annoncé un accord avec Recep Tayyip Erdogan pour la création, d'ici au 15 octobre, d'une "zone démilitarisée" sous le contrôle de la Turquie et de la Russie, dans la région d'Idleb, en Syrie.

"Nous avons beaucoup de sujets à discuter et certains d'entre eux sont difficiles", avait déclaré M. Poutine, en accueillant son homologue turc à Sotchi. "Je suis ravi de vous voir non seulement pour échanger nos avis, mais aussi pour chercher des solutions là où elles n'ont pas encore été trouvées", a-t-il souligné.

Le régime syrien donnera-t-il l'assaut sur la région d'Idleb, la dernière encore contrôlée par les rebelles?

Plus fidèle allié de Bachar al-Assad, la Russie semble pressée d'en finir avec la rébellion syrienne et était le plus fervent avocat d'un assaut d'ampleur sur Idleb lors du sommet de Téhéran.

Depuis le sommet de Téhéran, d'intenses tractations ont donc eu lieu entre Turcs et Russes pour tenter de parvenir à un compromis, l'objectif principal pour Ankara étant de parvenir à neutraliser le HTS tout en évitant le lancement d'une vaste offensive.

Le maître du Kremlin a ajouté que des forces militaires russes et turques patrouilleraient dans cette zone.

Dimanche, la Turquie a envoyé des renforts militaires, composés essentiellement de chars et d'autres équipements militaires, vers l'un de ses postes d'observation dans la province d'Idleb, selon le quotidien Hürriyet.

La Syrie est déchirée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 360 000 morts.

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