Etudiante disparue à Strasbourg : le suspect était passé à l’acte en Gironde

Etudiante disparue à Strasbourg : un second ADN féminin découvert chez le suspect

Sophie Le Tan 20 ans est portée disparue depuis le 7

Une perquisition effectuée dans l'appartement du suspect avait révélé "l'existence de traces de sang, malgré manifestement un nettoyage en profondeur et très récent des lieux", dont "l'ADN a été attribué à Sophie Le Tan", avait déclaré Yolande Renzi, procureure de Strasbourg, au cours d'une conférence de presse. Selon des informations de BFMTV, les traces d'un deuxième ADN féminin ont été retrouvées au domicile du principal suspect, Jean-Marc Reiser, mis en examen le lundi 17 septembre pour homicide volontaire avec préméditation, enlèvement et séquestration de l'étudiante de 20 ans.

La police judiciaire de Strasbourg travaille désormais avec l'office central pour la répression des violences aux personnes. Des similitudes troublantes avec le cas de Sophie Le Tan, qui reste introuvable malgré les nombreuses recherches pour la localiser. Ce dernier est plus particulièrement chargé de rechercher d'éventuels recoupements avec d'autres affaires auxquelles pourrait être mêlé le suspect numéro un.

Etudiante à l'Université de Strasbourg, Sophie Le Tan a disparu le 7 septembre. Elle avait rendez-vous ce jour-là en début de matinée pour visiter un appartement à Schiltigheim. "Selon le directeur régional de la police judiciaire du Grand Est, Christophe Allain, le suspect avait déjà tenté d'attirer deux autres jeunes filles " dans un piège fatal " à Schiltigheim à l'aide d'annonces immobilières passées sur internet". Elles avaient déterminé elles-mêmes le lieu de leurs recherches en discutant sur les réseaux sociaux. Lors de son interpellation en 1997 au détour d'un contrôle de routine, les douaniers avaient découvert dans son véhicule un arsenal d'armes de poing, un fusil à pompe, des cagoules et des stupéfiants ainsi que des photos pornographiques. Dernière révélation en date sur le passé de Jean-Marc Reiser: des cambriolages datant 2012 et 2016. Il avait fait appel de la décision et, en 2002, il avait été condamné en appel, par la cour d'assises d'appel du Bas-Rhin, à Strasbourg, à douze ans de réclusion criminelle pour le viol de l'auto-stoppeuse et pour des viols sur sa maîtresse, en 1996. En janvier, il avait effectué un travail d'intérêt général de 140 heures dans une médiathèque de la capitale alsacienne, sans attirer l'attention. Il avait été condamné pour cela à huit mois ferme.

L'inquiétude est néanmoins de mise, au vu du profil de cet homme, Jean-Marc Reiser, déjà condamné en 2003 pour deux viols. Si elle ne se prononce pas sur la disparition de Sophie Le Tan, en revanche, Me Gletty a "l'intime conviction que c'est lui qui était responsable de la disparition de Françoise Hohmann".

Dans la nuit du 17 au 18 septembre, Jean-Marc Reiser est mis en examen pour assassinat, enlèvement et séquestration.

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