Yoplait retirera la gélatine de ses yaourts en 2019 - L'Usine Agro

Ph. Foodwatch

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Des résidus de boeuf, de porc et d'insectes ont été retrouvés dans des yaourts, des glaces, des sodas et même des pommes, révèle une enquête. "Nous avons recensé des dérivés d'animaux dans des produits de pâtisserie, des produits sucrés, mais également dans du fromage et des légumes ", explique à Franceinfo Mégane Ghorbani, responsable de campagnes chez Foodwatch. En 2017, l'ONG a lancé une pétition ayant réuni plus 29 000 signatures qui visait plus largement à ce que les étiquettes des aliments deviennent plus lisibles. " peut-on lire dans le manifeste publié sur leur site".

Essentiellement active en France, aux Pays-Bas et en Allemagne, cette ONG va même plus loin en dévoilant ce jeudi une liste d'une douzaine de produits concernés par la présence de viandes, voire même d'insectes. Par ailleurs, les experts ont interrogé des dizaines de fabricants pour établir cette liste peu appétissante, et la plupart se sont refusés à répondre quant à cette pratique. Tiramisu, glaces ou encores sodas contiennent des traces "cachées" d'animaux.

Outre l'absence d'information sur les emballages, les industriels de l'agroalimentaire n'hésitent pas non plus à embrouiller le consommateur.rices avec des indications incompréhensibles. La marque a confirmé à Foodwatch que "la gélatine [.] est d'origine bovine avec une quantité mise en œuvre inférieure à 0,5%". Qui imaginerait que son yaourt contienne du porc ou du bœuf? On trouve ainsi du bouillon de volaille dans des conserves de flageolets Cassegrain de la gélatine porcine dans des Viennois chocolat de Nestlé ou de la gélatine de bœuf dans un Macaron aux Framboises Auchan. Sur le banc des accusés: la marque Yoplait.

L'ONG signale ainsi la présence de "gélatine de porc" dans L'Authentique Petit Ourson Guimauve de Cémoi et des Chamallows Haribo mais les marques écrivent uniquement "gélatine" sur les étiquettes. Cette cire, d'origine naturelle, est fréquemment utilisée dans le traitement post-récolte de certaines variétés de pommes comme la Fuji évoquée dans le communiqué, et il n'est pas obligatoire de mentionner son utilisation sur les emballages, souligne encore Rungis. L'emballage du Comté AOP au lait cru bio chez Système U indique, lui, la présence de présure qui provient en réalité de l'estomac de veaux abattus avant sevrage.

En menant son enquête, Foodwatch a ainsi rempli son caddie de produits bien connus du grand public et aux ingrédients à la fois peu ragoûtants et bien camouflés. "Encore faut-il savoir que le carmin est un additif issu de la cochenille, un insecte." dénonce Foodwatch.

Pour finir, l'association indique avoir découvert de la gélatine alimentaire et de la colle de poisson, utilisés comme agents de clarification, certains vins, dont des bio.

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