Le gouvernement réfléchit à une "vignette", notamment pour les camions étrangers

Un camion traverse un portail

Un camion traverse un portail"écotaxe à Montauban-de Bretagne

Le gouvernement ne reviendra pas sur l'écotaxe poids lourds. Les besoins sont très importants en France, s'élevant à plusieurs dizaines de milliards d'euros. Lundi, Florence Berthelot, déléguée générale de la Fédération nationale des transporteurs routiers, a indiqué refuser toute négociation avec le gouvernement. Le transporteur s'en acquitterait pour une certaine durée, une semaine, un mois, une année... "Il n'y a pas d'efforts à faire, il y a pour l'Etat à mieux dépenser l'argent qu'il reçoit" a rétorqué Mme Berthelot, précisant que les pouvoirs publics avaient reconnu un défaut d'investissement depuis cinq ans. Ce dimanche 23 septembre, le nouveau ministre de la Transition écologique, François de Rugy, a confirmé que le gouvernement planchait sur une vignette qui servirait à taxer les camions étrangers et peut-être même, selon les informations de Franceinfo, les poids lourds français.

En revanche, comme d'autres pays d'Europe, la France réfléchit pour 2019 à "une forme de vignette, notamment pour permettre de taxer en quelque sorte les camions étrangers qui ne font que traverser la France". "Il y en a qui ne font même pas un plein de carburant, donc ils ne paient même pas les taxes sur les carburants et ils ne paient pas l'usure des routes", a-t-il regretté. "L'activité n'est pas si florissante qu'on puisse se permettre de nous taxer".

Dans ce contexte, alors que les fédérations refusent le principe pollueur-payeur, il n'est pas davantage sûr qu'elles soient convaincues par l'argumentaire pratique du gouvernement qui justifie cette "redevance camions " pour l'entretien et le développement des infrastructures: "Il faut bien des ressources pour financer les investissements sur le réseau routier et ferroviaire, pour qu'on ne subisse pas des phénomènes comme l'accident de Gênes", insiste le ministre d'Etat, en référence au viaduc autoroutier qui s'est écroulé cet été en Italie.

En mai dernier, la ministre des Transports Elisabeth Borne avait déjà indiqué que le gouvernement travaillait à une "vignette" pour que les transporteurs routiers contribuent au financement des infrastructures, mais sans plus de précision sur l'origine des camions.

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