Trump vante à l'ONU son initiative "audacieuse" pour la paix

A l'Assemblée générale de l'ONU.                  ONU

A l'Assemblée générale de l'ONU. ONU

Les rires ont fusé dans la prestigieuse enceinte de l'ONU mardi lorsque Donald Trump a vanté ses succès économiques et affirmé avoir accompli plus depuis son arrivée au pouvoir que quiconque dans l'Histoire des Etats-Unis.

À cette même tribune, il avait vivement attaqué il y a un an le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un et menacé de "détruire totalement" la Corée du Nord.

Probablement moins habitués que les Américains aux satisfecits et superlatifs que s'octroie à longueur d'interventions publiques le milliardaire républicain, plusieurs membres de l'assistance -chefs d'Etat et de gouvernement, ministres, ambassadeurs des 193 pays membres de l'organisation mondiale- ont alors souri. À l'époque où il twittait ces quelques mots, en août 2014, Donald Trump s'y voyait déjà; en haut de l'affiche, adulé et respecté par les leaders du monde entier. "C'est tellement vrai", a-t-il insisté, provoquant à ce moment-là l'hilarité générale. "Je ne m'attendais pas à cette réaction", a répondu le président américain, mimant la surprise. Téhéran a dénoncé une "longue liste de conditions préalables insultantes".

Selon le secrétaire d'Etat, M. Trump lancera un appel à tous les pays à rejoindre les Etats-Unis dans leur combat contre le "torrent d'activités destructrices" de l'Iran. Violemment attaquée dans son discours en 2017, la Corée du Nord a eu droit à ses remerciements.

"Nous ne pouvons pas permettre au principal soutien du terrorisme dans le monde de posséder les armes les plus dangereuses de la planète", de "menacer l'Amérique " ou Israël, a-t-il martelé devant l'Assemblée générale annuelle des Nations unies à New York. "Nous demandons à toutes les nations d'isoler le régime iranien tant que son agression se poursuit" et "de soutenir le peuple iranien", a-t-il ajouté. "L'accord de Vienne de 2015", a-t-il poursuivi.

"Pour sa deuxième Assemblée générale des Nations Unies, le président américain a tenu un discours appelant à " isoler le régime iranien " et à défendre " la souveraineté américaine ".

Le déséquilibre commercial avec Pékin "ne peut être toléré ", a-t-il ajouté. Ce n'est pas bien.

Donald Trump a fait par ailleurs une nouvelle fois l'éloge de la "souveraineté" et du "patriotisme", s'en prenant avec virulence à la Cour pénale internationale (CPI), accusée de n'avoir "aucune légitimité et aucune autorité".

- Sur les opérations de maintien de la paix: Trump veut limiter la contribution américaine à 25%.

Et il a annoncé un réexamen de l'aide versée par les Etats-Unis aux pays étrangers, qui sera "à l'avenir" réservée "uniquement à ceux qui nous respectent, et, franchement, à nos amis".

Dernières nouvelles