Mise en garde contre les prothèses mammaires texturées Allergan — Cancer

Après le scandale PIP de nouvelles prothèses épinglées

Le docteur qui avait révélé l'affaire PIP met en garde contre un cancer très rare que pourraient donner d'autres proth

Cela peut sembler peu pour 400 000 à 500 000 femmes porteuses d'implants mammaires, mais pour Christian Marinetti, les patientes touchées ont presque toutes un point commun; elles portent la même prothèse.: "Celle qui donne le plus de problèmes de lymphome, c'est la Biocelle d'Allergan". En octobre 2011, le fondateur de PIP, Jean-Claude Mas, avait reconnu avoir produite et utilisé pour ses prothèses un gel non homologué. Les modèles mis en cause par le chirurgien-plasticien sont les implants mammaires texturés Biocell Allergan.

Il se montre inquiet sur le modèle de prothèses mammaires texturées Biocell, fabriqué par l'Américain Allergan.

Pour lancer ses accusations contre le leader mondial des prothèses mammaires, le docteur Christian Marinetti s'appuie sur un rapport de l'agence du médicament (ANSM). C'est ce qui pourrait provoquer ces lymphomes. Simplement, ils doivent être surveillés: " Comme pour un médicament, les prothèses ont des effets secondaires, détaille-t-il. Il conseille de ne pas retirer ces implants, mais de les surveiller. Celui-là est grave mais rare, rappelle Christian Marinetti.

L'étude va répartir par tirage au sort les femmes de 40 à 70 ans en deux groupes, l'un soumis au dépistage habituel, l'autre à un suivi en fonction de trois niveaux de risque: très faible (moins de 1% de risque de développer un cancer du sein dans les 5 ans), moyen (3%) et élevé (6%). En dépit du risque, il ne souhaite ainsi pas bannir ces implants de la salle d'opération.

Christian Marinetti va continuer à utiliser la Biocell "quand on ne peut pas faire autrement". C'est aux chirurgiens "d'évaluer sur le terrain quels sont les avantages ou les inconvénients d'utiliser tel ou tel type d'implant dans l'intérêt du patient".

Contacté par franceinfo, Allergan France reconnaît la situation. Mais selon son président Francis Lemoine, si ces prothèses ont une part importante dans les cas de lymphomes: " c'est parce que nous sommes aussi la marque la plus implantée. "Nos prothèses sont marquées, donc facilement identifiables lorsqu'on les retire, et donc plus traçables, c'est aussi pour cela que nos prothèses sont le plus citées dans ces cas de cancers".

Pour l'instant, il n'est pas question de retirer cette prothèse du marché, dit aussi le fabricant, qui précise: "Nous nous conformerons évidemment aux recommandations des autorités sanitaires qui seront prises à l'automne". Les autorités sanitaires devraient en effet exprimer leurs recommandations sur le sujet d'ici la fin du mois de novembre.

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