Martinique et Guadeloupe en vigilance orange cyclonique, au moment où arrive Macron

La visite de Macron en Martinique perturbée par la tempête Kirk

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"Deux semaines après avoir provoqué la polémique en marge des journées du patrimoine en conseillant à un chômeur de "[traverser] la rue" pour trouver un emploi, Emmanuel Macron a profité de son passage à Goyave, en Guadeloupe, vendredi 28 septembre, pour évoquer la question de l'emploi lors d'un échange improvisé avec un jeune. "Il ne serait pas responsable de dire qu'il y a une réparation individuelle pour tous", a-t-il souligné.

Le chef de l'Etat doit s'exprimer sur un autre sujet sensible pour la santé, celui des sargasses, ces algues brunes aux émanations toxiques, qui envahissent régulièrement le littoral antillais, avec un impact sur le tourisme et le quotidien des riverains. "Et ce n'est pas un gros mot de dire (ça) à notre jeunesse", s'est justifié le président de la République.

En visite en juin sur l'île, l'ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot et la ministre des Outre-mer Annick Girardin avaient annoncé un plan de lutte de 10 millions d'euros sur deux ans, avec pour objectif de réduire, pour les prochaines saisons, le délai de ramassage à 48 heures après les échouages.

Son jeune interlocuteur lui a alors rappelé les difficultés économiques aux Antilles.

Le chlordécone, interdit dès 1977 aux États-Unis mais utilisé jusqu'en 1993 aux Antilles par les producteurs de bananes, est toujours présent dans les sols où il peut persister environ 600 ans et se retrouver dans certaines denrées végétale ou animale et certains captages d'eau.

Une plainte pour mise en danger d'autrui a été déposée jeudi à Paris par un collectif guadeloupéen pour dénoncer les "insuffisances criantes" de l'État.

Il doit se rendre dans une exploitation agricole de Morne rouge (nord), à la rencontre d'un agriculteur concerné par la pollution de ses terres par cet insecticide cancérogène et perturbateur endocrinien. Jeudi, il a affirmé avoir "dans le ventre l'impatience de 66 millions de Français".

Un rapport d'audit du ministère de l'Environnement, publié en juillet, dénonçait les équipements obsolètes, la multiplicité des "propriétaires du réseau" et surtout, le flou autour des responsabilités de gestion.

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