Le Canada a "très mal traité" les Etats-Unis — Trump

Assemblée générale des Nations unies- Chrystia Freeland reporte un discours à l'ONU pour s'occuper de l'Aléna

Aléna. Nouvelles tensions entre Trump et Trudeau

Le président américain a répété ses critiques contre l'Aléna samedi devant ses partisans en Virginie occidentale, soulignant que le nouvel accord conclu avec le Mexique était "un bon accord pour les deux pays".

Le Canada, les Etats-Unis et le Mexique sont mis d'accord dimanche sur les termes d'un nouvel accord commercial appelé à remplacer l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), ont annoncé Ottawa et Washington à quelques minutes de l'expiration de l'ultimatum fixé par Donald Trump.

Lors d'une conférence de presse débridée à New York, M. Trump avait par ailleurs affirmé avoir refusé de rencontrer M. Trudeau en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, parce que les Canadiens ont "très mal traité" les États-Unis sur le plan des échanges commerciaux.

" L'accord renforcera la classe moyenne et créera de bons emplois bien rémunérés ainsi que de nouvelles opportunités pour près de 500 millions de personnes qui vivent en Amérique du Nord", ont assuré Chrystia Freeland et Robert Lighthizer.

En revanche, les lourds droits de douane imposés à l'acier et à l'aluminium canadien - parmi d'autres - par un président Trump soucieux de protéger la sidérurgie américaine restent en place pour le moment, malgré la colère d'Ottawa.

Selon une des sources de Reuters, le gouvernement canadien s'est engagé à dédommager les producteurs concernés par cet accord.

L'ambassadeur du Mexique, Dionisio Perez Jacome, a réitéré la volonté de son pays de signer un accord trilatéral.

À sa sortie, le dirigeant libéral s'est engouffré dans une voiture sans répondre aux questions des nombreux journalistes qui l'attendaient, mais a concédé: " C'est une bonne journée pour le Canada ".

Jeudi, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a affirmé que le Congrès était prêt à approuver l'accord avec le Mexique seul, tout en formant "l'espoir" d'un accord toujours possible avec le Canada.

Pour entrer en application, ce nouvel accord commercial, même signé par le président Donald Trump, le Premier ministre Justin Trudeau et le président mexicain sortant Enrique Peña Nieto, doit encore être ratifié par les Parlements des trois États.

Pour Patrick Leblond, professeur à l'université d'Ottawa, les négociateurs canadiens ont tout intérêt à jouer la montre et ne pas se précipiter pour respecter la date-butoir de début octobre. Les libéraux, au pouvoir depuis 15 ans, pourraient en effet être battus par la Coalition avenir Québec (CAQ).

En échange d'un meilleur accès au marché laitier canadien, Washington a accepté de maintenir tel quel le mécanisme de règlement des différends auquel les Canadiens tenaient beaucoup.

Un haut responsable canadien a affirmé au Globe and Mail que rien n'avait encore été acté sur ce point, mais que les deux parties étaient proches d'un accord.

Il s'est toutefois gardé de donner un calendrier alors que la Maison-Blanche entend signer l'accord négocié avec le troisième partenaire de l'ALENA, le Mexique, d'ici le 1er décembre.

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