Un nouvel accord commercial en Amérique du Nord

Deux hommes et une femme derrière une tribune avec les drapeaux canadien mexicain et américain

Alena: incertitude sur la conclusion d'un accord entre Ottawa et Washington

Donald Trump répète en effet depuis des mois qu'il est prêt à déchirer le pacte qui unit économiquement les trois pays d'Amérique du Nord.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau avait convoqué un conseil des ministres d'urgence à 22h (4h à Paris).

En fin de journée, l'ambassadeur du Canada à Washington David MacNaughton avait déclaré que "beaucoup de progrès" ont été accomplis tout au long du week-end.

Ce dernier marathon de négociations s'est déroulé par téléphone, contrairement aux précédentes sessions qui se sont toutes tenues à Washington.

Depuis des semaines, les Canadiens négociaient d'arrache-pied pour obtenir un accord équilibré.

"Aujourd'hui, le Canada et les Etats-Unis sont parvenus à un accord de principe, de concert avec le Mexique, sur un nouvel accord commercial", disent le représentant au Commerce des Etats-Unis, Robert Lighthizer et la ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, dans un communiqué commun.

"Je peux vous dire ceci: vous aurez demain matin des nouvelles, dans un sens ou dans l'autre, qui seront importantes et peut-être de nature à faire bouger les marchés", a-t-il dit dimanche sur Fox News, sans autre précision.

Mexico a rapidement salué l'accord trouvé entre Ottawa et Washington: "Nous célébrons l'accord trilatéral". Le conseiller a rappelé que la date butoir était fixée à dimanche soir minuit, afin de pouvoir transmettre au Congrès le texte de l'accord.

En échange de cette concession sur les produits laitiers, les Canadiens ont obtenu le maintien du système des litiges commerciaux, "une sorte de tribunal qui permet de contester des droits de douane ou des mesures anti-dumping pris par les États-Unis à l'encontre de leurs voisins, comme cela a été fait pour l'acier", explique ce spécialiste.

Selon une des sources de Reuters, le gouvernement canadien s'est engagé à dédommager les producteurs concernés par cet accord.

Le nouveau traité, qui doit être ratifié par les parlements américain, canadien et mexicain avant d'entrer en vigueur, comporte notamment un nouvel article, le 32.10, dénommé "Traité de libre-échange avec des pays non membres du marché".

Plusieurs dates butoir sont déjà passées sans conclusion. Des concessions sur le secteur laitier seraient très mal accueillies au Québec, qui est appelé aux urnes lundi pour désigner le prochain gouvernement de la province francophone.

Les principaux partis québécois et les organisations d'agriculteurs défendent fermement le système de "gestion de l'offre", qui contrôle la production et le prix du lait et de la volaille et assure des revenus stables aux agriculteurs canadiens.

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