Nouvel Aléna: le Canada accepte d'assouplir ses quotas laitiers

Echanges commerciaux entre pays de l'ALENA

Echanges commerciaux entre pays de l'ALENA

Le nouveau pacte commercial nord-américain conclu dimanche soir contient une clause susceptible de compliquer les discussions exploratoires que mènent depuis deux ans le Canada et la Chine en vue d'un accord de libre-échange, a reconnu lundi une source gouvernementale canadienne. Il avait d'ailleurs insisté tout particulièrement pour que le nom, Aléna ou Nafta en anglais, soit changé.

Le Canada, les Etats-Unis et le Mexique sont mis d'accord dimanche sur les termes d'un nouvel accord commercial appelé à remplacer l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna), ont annoncé Ottawa et Washington à quelques minutes de l'expiration de l'ultimatum fixé par Donald Trump. "Nous sommes impatients de resserrer encore davantage les liens économiques étroits qui nous unissent lorsque ce nouvel accord sera mis en œuvre", ont déclaré les gouvernements canadien et américain.

Le Canada a également accepté de limiter à 2,6 millions le nombre de véhicules exportés vers les Etats-Unis si ces derniers venaient à imposer des tarifs douaniers de 25% sur les importations automobiles américaines.

Le nouveau traité, qui doit être ratifié par les parlements américain, canadien et mexicain avant d'entrer en vigueur, comporte notamment un nouvel article, le 32.10, dénommé "Traité de libre-échange avec des pays non-membres du marché". Le point le plus difficile dans les discussions du week end a été, selon le Globe, la demande canadienne que Washington lève les droits de douane imposés sur l'acier et l'aluminium et accepte de ne pas en imposer sur l'importante industrie automobile canadienne, une menace régulièrement brandie par le président américain.

"Le Canada et les États-Unis sont parvenus à un accord de principe, de concert avec le Mexique, sur un nouvel accord commercial moderne et adapté aux réalités du XXIe siècle", ont annoncé la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et le représentant américain au Commerce (USTR), Robert Lighthizer.

M. Navarro a rappelé que la date butoir était fixée à dimanche soir minuit, afin de pouvoir transmettre au Congrès le texte de l'accord. C'est le président américain Donald Trump qui a forcé à la renégociation du vieil accord, qui en 24 ans a permis d'intimement imbriquer les économies des trois pays.

Plusieurs dates butoir sont déjà passées sans conclusion. Cette percée est intervenue quelques heures avant que quelque 8 millions de Québécois se rendent aux urnes, pour une élection législative provinciale à risque pour la famille politique de M. Trudeau. En 3e lieu, l'économie numérique est pour la première fois couverte, alors que de Mexico à Ottawa, en passant par Washington, le régime fiscal des GAFA est dénoncé depuis des années.

L'accord a été bien accueilli par les marchés asiatiques, où l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a atteint lundi un niveau inédit depuis novembre 1991 et le dollar canadien a bondi à son plus haut niveau en cinq mois. "Il ferme la porte à la fragmentation commerciale de la région", a réagi Jesus Seade, le conseiller économique du président-élu mexicain Andrés Manuel Lopez Obrador.

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