Diplomatie : Melania Trump en Afrique pour un voyage d'une semaine

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Mme Trump est arrivée à Accra en milieu de matinée et foulé le tapis rouge de l'aéroport international de Kotoka devant des enfants en uniforme jaune et brun agitant le drapeau du Ghana et des groupes de musiciens traditionnels. Ce mercredi, deuxième jour de sa tournée africaine, la première dame des États-Unis a visité un ancien fort esclavagiste au Ghana situé à près de 150 kilomètres de la capitale Accra. "C'est son voyage, son initiative ", a-t-elle expliqué.

"Nombre de Premières dames ont été des atouts politiques pour leur mari, même quand ces derniers étaient très impopulaires", rappelle-t-elle, citant entre autres le cas de Lady Bird Johnson, épouse de Lyndon Johnson, qui avait sillonné le sud des Etats-Unis lors de la campagne présidentielle de 1964.

Il n'y a eu aucune déclaration à la presse ou publique, mais cette visite sur le continent africain - qui se poursuit jeudi au Malawi puis au Kenya et en Egypte - est consacrée essentiellement aux enfants, à travers sa campagne "Be Best" ("Sois le meilleur").

Au-delà de cette formule de la part d'un président friand de superlatifs, Donald Trump n'a, depuis son arrivé au pouvoir en janvier 2017, jamais montré d'intérêt pour ce continent. Elle a aussi participé à plusieurs déplacements à l'étranger avec son époux. Cependant, elle ne posera pas les pieds en Afrique pour passer des vacances, mais pour une visite "diplomatique et humanitaire".

"Akwaaba (Bienvenue) au Cape Coast", affirmait un panneau accroché sur les murs blanchis à la chaux du fort, haut lieu touristique du Ghana à 145 km à l'ouest de la capitale Accra, décoré de drapeaux américains et ghanéens.

C'est au Ghana également qu'Obama avait prononcé son discours sur l'Afrique, affirmant que le continent n'avait pas "besoin d'hommes forts, mais d'institutions fortes".

Elle souhaite également saluer le travail de l'USAID, l'agence américaine pour le développement, alors que son mari a annoncé qu'il réduirait considérablement l'aide américaine dans les pays en développement, et notamment en Afrique.

Il faudra sans doute plus que quelques câlins avec des enfants pour faire oublier la ferveur avec laquelle le pays avait accueilli l'ancien président américain.

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