La deuxième ourse a été relâchée, ce vendredi, dans les Pyrénées — Béarn

Pyrénées : les opposants mobilisés contre le lâcher des ourses

Le Deodic David

Elle pèse 150 kilos.

Les deux ourses relâchées dans le Béarn devraient donner naissances à des petits l'année prochaine, a annoncé vendredi l'Agence forestière slovène qui a supervisé la capture des deux animaux dans le petit pays balkanique. "A la suite d'examens vétérinaires poussés et de tests de grossesse positifs, il est très probable que les deux ourses donneront naissance à des petits dès l'an prochain", a déclaré l'Agence dans un communiqué. Elle était " la première ourse à fouler le sol béarnais depuis une décennie", selon un communiqué. Une heure plus tard, l'appareil a été vu prenant le chemin du retour, vers Oloron.

La réintroduction des ourses en Pyrénées-Atlantiques, dénoncée par une partie des bergers, avait été confirmée le 20 septembre par le ministre de la Transition écologique François de Rugy.

Une attitude jugée "inacceptable" par le ministre de la Transition écologique, lors d'un interview faite ce jeudi matin sur Franceinfo.

Une première ourse a été relâchée jeudi dans les Pyrénées.

Répartis sur les points stratégiques comme Bielle, Arette ou le col de Marie-Blanque, ils ont tenté de repérer et arrêté dans la nuit les véhicules susceptibles, selon eux, de transporter un ours.

Au barrage de Sarrance, le maire de la commune Jean-Pierre Chourrout-Pourtalet a assuré vouloir "traquer les ours. On n'a pas vu s'il y avait un ours dedans", a dit ce eudi matin à l'AFP Olivier Maurin, chef de file des éleveurs béarnais anti-ourses. "La population est déterminée". "On va la guetter", dit ce chasseur, aujourd'hui sans armes.

Aux premières lueurs de l'aube, journalistes et bergers ont alors aperçu un hélicoptère soulevant une caisse. Contrairement à ce que l'agitation des derniers mois voudrait laisser croire, tous les bergers ne sont pas contre la présence de l'ours. "Les armes, c'est le dernier moyen".

Au contraire, d'autres bergers se réjouissent: "Depuis la nuit des temps, les ours ont toujours été là, on a toujours cohabité".

"C'est une bonne avancée pour la biodiversité", ajoute un membre - qui ne veut pas être nommé - du groupe Pé Descaous, qui soutient la cohabitation avec les ours, "on s'est toujours adaptés à la vie en montagne, aux intempéries et aux prédateurs et on va continuer".

François de Rugy, interrogé sur France Info dans la matinée sur la possibilité d'utiliser des hélicoptères pour contourner les barrages, indiquait que ces lâchers seraient "fait de la meilleure façon qui soit, pour que cela puisse être fait tranquillement et qu'on ne cède pas à des pressions, à des menaces".

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