Des militants identitaires envahissent le siège de SOS Méditerranée — Aquarius

Les locaux de SOS Méditerranée envahis par des identitaires

Marseille : action coup de poing de Génération identitaire au siège de SOS Méditerranée

L'ONG SOS Méditerranée indique aujourd'hui sur son compte Twitter que son siège situé à Marseille a été attaqué par des militants identitaires. Selon des informations de France Bleu et de 20 minutes, 22 personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre. Des fumigènes ont été allumés et brandis.

Dans un communiqué, Génération identitaire déclare qu'il est " scandaleux de laisser cet individu exprimer sa haine de notre civilisation et diffuser sa vision islamiste comportant des appels au meurtre ".

Sous la bannière "Defend Europe", l'action de Génération Identitaire s'est focalisée dernièrement sur les migrants, en Méditerranée ou dans les Hautes-Alpes. L'organisation reproche à SOS Méditerranée d'affréter le navire Aquarius et de "permettre à plus de 30 000 clandestins d'entrer en Europe".

Ce navire à la coque orange, qui s'est retrouvé à plusieurs reprises ces derniers mois au coeur de bras de fer entre pays européens refusant de le laisser débarquer les migrants qu'il sauve en pleine mer, a dû se résoudre à jeter l'ancre jeudi matin, à vide, à Marseille.

SOS Méditerranée "entend ainsi réaffirmer les valeurs qu'elle porte (.): valeurs d'humanité et de solidarité, du respect de la vie, de la dignité humaine, des droits humains, du droit maritime international". La @FranceInsoumise demande la dissolution des bandes d'extrême droite.

Dans un comuniqué, Benoît Payan, chef de file du groupe socialiste au conseil municipal de Marseille s'est dit "suis pris d'effroi en découvrant que le siège de l'ONG humanitaire SOS Méditerranée a été attaquée aujourd'hui à Marseille".

Dans le viseur, ceux qui ont applaudi l'action des anti-migrants, notamment au Rassemblement National. "Le temps de l'impunité est terminé!", a-t-il ajouté, affirmant que SOS Méditerranée était "bel et bien complice des trafiquants d'êtres humains".

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