Hausse plus forte que prévu des stocks de pétrole — USA

Le prix du panier de l’Opep monte à 84 dollars

Le prix du panier de l’Opep monte à 84 dollars

Le président russe, Vladimir Poutine, a assuré mercredi que le prix d'un baril de pétrole dans une fourchette comprise entre 65 et 75 dollars "satisfera" la Russie, alors que le prix du pétrole a bondi cette semaine à son plus haut niveau depuis novembre 2014.

Dans l'après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 84,27 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 31 cents par rapport à la clôture de jeudi. Il est monté dans la journée jusqu'à 76,90 dollars.

Le président américain a multiplié dernièrement les attaques contre l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qu'il accuse d'être responsable du niveau élevé des prix, même si la plupart des observateurs du marché s'accordent à expliquer la hausse des cours par les sanctions de Washington contre l'Iran, qui vont priver le marché de l'offre du troisième producteur de l'Opep.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour novembre a perdu 2,08 dollars, ou 2,8%, pour finir à 74,33 dollars.

Les importations nettes de pétrole brut ont augmenté de 1,08 million de barils par jour à 6,24 millions de bpj. Dix jours auparavant, ils avaient déjà atteint 81 dollars au moment où, lors d'un sommet à Alger, les membres de l'Opep et dix autres pays producteurs - dont la Russie - avaient refusé de satisfaire la demande pressante de Donald Trump d'augmenter "immédiatement" leur production pour contenir les prix. "Le prix du brut est " essentiellement le résultat des activités de l'actuelle administration américaine " et " de sa politique irresponsable qui a un impact direct sur l'économie mondiale", a-t-il aussi affirmé.

Les prix du pétrole s'approchaient mercredi, en cours d'échanges européens, de leur plus haut en quatre ans, les craintes entourant les sanctions américaines sur l'Iran prenant le dessus sur une hausse prévue des stocks américains.

La Russie et l'Arabie saoudite, deux des trois plus grands producteurs avec les Etats-Unis, sont les meneurs du groupe de producteurs qui limitent leurs extractions.

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