L'Assemblée nationale autorise la privatisation de la Française des Jeux

Pour l'heure l'Etat détient 72% de la Française des jeux

Pour l'heure l'Etat détient 72% de la Française des jeux

C'est le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, qui a défendu cette initiative face aux critiques de l'opposition.

Accédant à une demande des élus franciliens à laquelle le gouvernement s'était déclaré favorable, les députés ont également adopté deux amendements permettant aux collectivités territoriales d'Ile-de-France et au département de l'Oise, voisin de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, de participer à la future privatisation du groupe ADP.

L'Etat, qui détient 50,6%, a ainsi désormais la possibilité de descendre sous le seuil des 50% et de lancer l'une des mesures emblématiques du projet de loi Pacte (Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises).

Par 39 voix contre 7, les députés ont donné leur feu vert à l'État pour procéder à la vente au privé de tout ou partie des actifs qu'il détient dans ADP, soit 50,63% des parts représentant quelque 9,5 milliards d'euros.

Les députés débloquent le cadre juridique pour la privatisation d'Aéroports de Paris.

L'Assemblée nationale autorise les privatisations de la FDJ et d'ADP, qui devraient rapporter une vingtaine de milliards d'euros à l'Etat.

Pour ces trois opérations, les inquiétudes se sont notamment concentrées sur la question de la régulation mais Bruno Le Maire a estimé que "ce que l'État peut faire par la régulation, il le fera mieux que par la participation". "Faute d'accord entre l'Etat et ADP sur les redevances, l'Etat disposera d'un pouvoir de décision, c'est également l'Etat qui fixera les orientations sur le développement des aérodromes, c'est encore lui qui, faute d'accord, imposera la réalisation d'investissements nécessaires au service public aéroportuaire", a détaillé le ministre. Les sommes obtenues ont aussi vocation à participer au désendettement de l'État, a précisé Bruno Le Maire. C'est aussi un projet "dogmatique" et déraisonnable économiquement car l'entreprise rapporte chaque année d'importants dividendes à l'État.

En ce qui concerne la Française des Jeux (FDJ), la France conservera "au minimum" 20% des parts.

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