Italie: Salvini va fermer les aéroports aux migrants venant d'Allemagne

BERLIN DÉMENT AVOIR LE PROJET DE RENVOYER DES MIGRANTS EN ITALIE

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"Nous fermerons les aéroports comme nous avons fermé les ports", a déclaré Salvini dans un communiqué.

Salvini est ainsi clair, comme il l'a toujours été à propos de cette question.

Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini a prévenu dimanche qu'il fermerait tous les aéroports de son pays si l'Allemagne s'avise d'y envoyer des "charters" de migrants, comme l'affirment certains médias.

Se qualcuno, a Berlino o a Bruxelles, pensa di scaricare in Italia decine di immigrati con dei voli charter non autorizzati, sappia che non c'è e non ci sarà nessun aereoporto disponibile. Le premier vol est prévu mardi prochain.

Le ministre allemand de l'Intérieur Horst Seehofer affirmait en septembre qu'un accord avait été trouvé avec l'Italie et qu'il devait être signé prochainement. Une information ni confirmée, ni infirmée par les autorités allemandes et ce, même si le quotidien italien La Repubblica a repris le sujet assurant que Berlin ferait tout afin que le traité de Dublin soit mis en vigueur. Ces derniers obligent les migrants à déposer leur demande d'asile dans le premier pays européen où ils sont enregistrés. Salvini avait démenti le lendemain, exigeant de nouvelles concessions de la part de l'Allemagne, rappelle Reuters.

L'Allemagne, politiquement sous tension sur la question des migrants depuis l'afflux de plus d'un million de demandeurs d'asile depuis 2015, s'efforce de conclure des accords bilatéraux de reconduite avec le plus grand nombre possible de pays de l'UE. L'accord n'a pas été signé pour le moment.

Seehofer a appelé la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien Giuseppe Conte à intervenir pour sortir de l'impasse.

Le ministre italien avait alors expliqué qu'il avait reçu des assurances de la part de l'Allemagne que pour chaque migrant renvoyé en Italie les autorités allemandes accepteraient un demandeur d'asile en Italie.

Rome demande une réforme du traité de Dublin afin que soit organisée une répartition des nouveaux arrivants dans l'ensemble de l'UE et non plus l'obligation de rester dans le pays où ils sont arrivés en Europe.

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