Le Giec alerte sur les impacts du réchauffement climatique

El Teniente la plus grande mine de cuivre du monde dans les Andes chiliennes

El Teniente la plus grande mine de cuivre du monde dans les Andes chiliennes

Le rapport du GIEC devrait fournir des orientations sur les actions requises pour lutter contre le réchauffement.Selon un projet de rapport publié en juin et susceptible d'être modifie, les gouvernements peuvent encore limiter les températures en dessous de 1,5°C mais uniquement par une action "rapide" et "de grande envergure". Et si les Etats s'en tiennent à leurs engagements de réduction d'émissions pris dans le cadre de l'accord de Paris en 2015, ce sera +3°C à la fin du siècle. Si le réchauffement devait être encore plus prononcé pour atteindre par exemple 2°C, les conséquences sur les écosystèmes les plus fragiles, la montée des eaux et l'accès aux ressources en eau et en nourriture des habitants des régions insulaires et subtropicales seraient encore plus marquées.

Dans ce rapport de 400 pages dévoilé lundi, les chercheurs remettent notamment en cause les objectifs de l'accord de Paris, trop peu ambitieux par rapport à l'ampleur des conséquences à prévoir.

Le réchauffement climatique ne doit pas dépasser 1,5°C d'ici 2100. De plus, parvenir à circonscrire la hausse des températures à 1,5°C limiterait l'acidification de l'océan (liée aux concentrations accrues de CO2), qui menace la survie d'espèces, poissons, algues, etc. A +1,5, l'Arctique connaîtra un été sans banquise par siècle, ce sera un par décennie à +2.

A long terme, au-delà de 1,5°C, la calotte antarctique ainsi que celle du Groenland pourraient devenir instables.

L'impact sur les espèces sera moindre à 1,5°C: moins de feux de forêts, de perte de territoires, d'espèces invasives.

" Les engagements actuels des pays pour réduire les émissions ne suffiront pas à limiter le réchauffement à 1,5 °C, vous ne pouvez pas négocier avec la science", a-t-il ajouté.

Pour rester à 1,5°C, il faut faire décliner les émissions de CO2 bien avant 2030 et fortement (-45 % d'ici 2030 par rapport à leur niveau de 2010), pour ensuite arriver, vers 2050, à une "neutralité carbone": c'est-à-dire cesser de mettre dans l'atmosphère plus de CO2 que l'on ne peut en retirer. Et en 2050, il sera nécessaire d'atteindre une " neutralité carbone ". Ce surplus de CO2 devra être pompé, ce sont des "émissions négatives".

Ce recul massif d'émissions exige "une transition rapide et de grande portée en matière d'énergies, d'usage des sols, de transports, bâtiment et systèmes industriels", un mouvement "sans précédent" car impliquant tous ces secteurs à la fois, écrivent les experts.

La part des énergies renouvelables devraient passer de 20 % aujourd'hui à 70 % en 2050, dans la production électrique. Plus globalement, les investissements pour la transformation des systèmes énergétiques devront s'élever à 2.400 milliards de dollars (environ 2.000 milliards d'euros) chaque année jusqu'en 2035. Si le coût paraît élevé, les scientifiques soulignent que le prix à payer de l'inaction serait bien plus terrible.

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