Le rapport alarmant du GIEC en quatre chiffres — Climat

Climat : un monde plus chaud de 1,5°C le rapport du GIEC approuvé

Réchauffement climatique: Le Giec appelle les Etats à des transformations «sans précédent»

Le GIEC présentait ce lundi son cinquième rapport: les experts n'y cachent pas que la situation est plus qu'inquiétante mais assurent qu'une fenêtre de tir existe et livrent leurs solutions pour espérer limiter cette hausse des températures à 1,5°C par rapport à la période pré-industrielle.

Si le mercure continue de grimper au rythme actuel sous l'effet des émissions de gaz à effet de serre, ce seuil de 1,5°C devrait être atteint entre 2030 et 2052, note le rapport, basé sur 6.000 études. Et si les Etats s'en tiennent à leurs engagements de réduction d'émissions pris dans le cadre de l'accord de Paris en 2015, ce sera +3°C à la fin du siècle.

Selon le Giec, pour rester à 1,5°C, les émissions de CO2 devront chuter drastiquement de 45 % d'ici 2030.

"Les années à venir seront les plus déterminantes de notre histoire", explique à l'AFP la Sud-Africaine Debra Roberts, autre co-présidente.

Pour la climatologue française Valérie Masson-Delmotte, le texte du Giec est "un constat lucide et difficile: la politique des petits pas, ça ne suffit pas", peut-on en conclure en substance.

Bolsonaro n'a pas expliqué comment ni pourquoi il voulait se retirer de l'accord mais à l'été 2017 il partageait notamment sur son compte Twitter une interview avec une figure climatosceptique et avait qualifié de "fable" les gaz à effet de serre. Personne ne sait. Ce qui compte maintenant est que nous décidions d'essayer et que nous fassions notre priorité. À 2°C, ce sera un été par décennie. La conséquence sur le nombre de personnes affectées est saisissante: 10 millions supplémentaires de personnes. Ce rapport "démontre clairement l'importance de renforcer la réponse mondiale afin de limiter le réchauffement global à 1,5°C et la nécessité que toutes les parties prenantes soient mobilisées", poursuit Business Europe, à laquelle appartiennent une quarantaine de fédération patronales, dont la Fédération des entreprises de Belgique (FEB). Et le monde doit atteindre la "neutralité carbone" en 2050. À long terme, l'instabilité de la calotte Antarctique et/ou la perte de celle du Groenland pourraient être déclenchées.

Ce recul massif d'émissions nécessaire exigera "une transition rapide et de grande portée en matière d'énergies, d'usage des sols, de transports, bâtiment et systèmes industriels", un mouvement "sans précédent" car impliquant tous ces secteurs à la fois.

La part des énergies renouvelables devraient passer de 20 % aujourd'hui à 70 % en 2050, dans la production électrique. L'industrie devra se mettre au pas et réduire ses émissions de CO2 de 75-90 % d'ici 2050 par rapport à 2010 (comparé à 50-80 % pour 2°), et les transports passer aux énergies bas carbone (35-65 % en 2050 contre moins de 5 % en 2020).

Encore faut-il que les pays les plus pollueurs jouent le jeu et que les investissements soient à la hauteur, ce qui laisse bien peu de temps pour éviter le pire.

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