Paul Biya favori, conflit en zone anglophone — Présidentielle au Cameroun

«Paul Biya, 85 ans, sera réélu parce qu'il contrôle tout»

Présidentielle au Cameroun : un opposant revendique la victoire

Mais pour le gouvernement, le candidat d'opposition s'est mis hors-la-loi.

Au programme du journal de l'Afrique, Maurice Kamto qui revendique la victoire à l'élection présidentielle au Cameroun.

Vendredi, l'ancien ministre délégué à la Justice (2004-2011) et avocat au barreau de Paris avait reçu le soutien d'un autre candidat de poids, Akere Muna, également avocat, qui s'était retiré de la course en sa faveur. Au cours d'une conférence de presse, Maurice Kamto qui a affirmé avoir reçu la "un mandat clair " du peuple avait assuré qu'il allait défendre cela jusqu'au bout.

Dans la région de l'Extrême-Nord, d'abord, où les jihadistes de Boko Haram lancent des assauts répétés depuis 2014 sur les populations camerounaises, et dans les régions anglophones de l'ouest du pays.

Légalement, les procès verbaux de chaque bureau, après vérifications par Elecam, l'organe chargé d'organiser les élections au Cameroun, doivent être transmis au Conseil constitutionnel qui est le seul habilité à proclamer des résultats, sous quinzaine après le scrutin.

" Je vous recommande fortement de ne vous associer à aucune opération de violence ni d'insurection", a corroboré sur Twitter Grégoire Owona, ministre du Travail et secrétaire général adjoint du parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC).

A 85 ans, Paul Biya briguait dimanche un septième mandat.

Après leur premier grand meeting, les candidats sont partis sillonner le pays.

Dans les deux régions anglophones frappées depuis un an par un conflit meurtrier entre des séparatistes et l'armée, des troubles ont émaillé le scrutin, auquel très peu de votants ont participé. Ces hommes, des séparatistes présumés, circulaient en motocyclette d'où ils tiraient en direction des passants, selon ces sources.

"Ce ralliement, intéressant pour la vitalité de la vie politique camerounaise, pourrait arriver trop tardivement pour créer une dynamique de fond", a déclaré à l'AFP Hans de Marie Heungoup, chercheur au centre d'analyses International Crisis Group (ICG).

"Il y a des gens qui sont tellement pressés de devenir président de la République, qu'ils constatent qu'ils ne peuvent peut-être pas le devenir alors ils prennent les devants en s'autoproclamant président de la République", va-t-il déclarer. À Yaoundé, la capitale du pays, les bureaux de vote pour l'élection présidentielle ont fermé à 18h, heure locale.

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