L'attente de la nouvelle équipe gouvernementale se poursuit

Edouard Philippe et Emmanuel Macron à l'Elysée le 30 octobre 2017

Edouard Philippe et Emmanuel Macron à l'Elysée le 30 octobre 2017

L'étendue de ce remaniement est encore incertaine.

Dans la semaine qui précédait l'annonce du remaniement, le scénario d'un remaniement large a été évoqué plusieurs fois, ainsi que celui d'un départ de plusieurs ministres, notamment Françoise Nyssen (Culture) et Jacques Mézard (Cohésion des territoires).

Le remaniement, consécutif à la démission du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb il y a une semaine, se fera "sans que le premier ministre ne donne sa démission et celle de son gouvernement", a aussi indiqué l'Élysée. L'Elysée en revanche distillait mardi matin des éléments sur les activités du président Macron avec ses homologues chilien et ouzbek ainsi que sur sa visite à la station F prévue à 17 h. Mais pour le député LR, "le problème n'est pas tellement le gouvernement, c'est le président lui-même que les Français jugent", ses "postures", son "comportement". Mais il aurait alors fallu que la majorité demande au bureau de l'Assemblée nationale d'annuler les questions au gouvernement ou bien organiser des passations de pouvoir à la hâte pour que les nouveaux ministres puissent prendre place sur les bancs de l'hémicycle à 15 heures. Quand le président et le Premier ministre ne veulent pas faire fuiter une conversation, ils savent le faire", a confié lundi un ministre à l'AFP: "C'est l'attente. Ce remaniement a été imposé à l'exécutif par la démission soudaine, le 2 octobre, du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, décidé à quitter Paris pour retrouver son fauteuil de maire de Lyon, après plusieurs désaccords sur l'immigration ou encore l'affaire Benalla. Toutefois, les heures se sont écoulées sans que rien ne vienne et le Premier ministre, accompagné des membres de son gouvernement, a dû affronter dans ces conditions atypiques une nouvelle séance à l'Assemblée nationale.

Ce nouveau gouvernement devrait être mis en place avant le départ d'Emmanuel Macron pour l'Arménie, prévu vendredi, où il est attendu pour participer au Sommet de la Francophonie. Signe que le remaniement gouvernemental est imminent. Les centristes du MoDem pourraient récupérer quelques portefeuilles, comme Marc Fesneau, leur chef de file à l'Assemblée, pressenti pour l'agriculture, la Cohésion des territoires ou les relations avec le Parlement. Ce serait un signal fort sur la question de la parité hommes/femmes en politique mais pas une nouveauté: Michèle Alliot-Marie a été ministre de l'Intérieur de 2007 à 2009. Les noms du procureur de Paris François Molins - visage connu des Français depuis les attentats de 2015 -, de la directrice de la PJ Mireille Ballestrazzi, de Jean Castex, un haut fonctionnaire qui a servi Nicolas Sarkozy à l'Élysée, ou de l'ancien patron de la police nationale Frédéric Péchenard ont circulé. Le remaniement pourrait donc se faire sans la démission du gouvernement en bloc et sans discours de politique générale.

L'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo, qui a récemment claqué la porte de la Mairie de Paris, n'entrera pas au gouvernement, selon des informations de BFM TV, obtenues auprès de l'entourage de Bruno Julliard.

Dernières nouvelles