Plusieurs enquêtes ouvertes après la diffusion d'images montrant un homme à l'agonie

Diffusion de vidéos d'un homme empalé Pour le père de la victime c'est le voyeurisme le plus abject

IMAGES CHOQUANTES- Pour le père de l’homme décédé la diffusion de ces vidéos constitue une atteinte caractérisée à la dignité de la victime …Plus

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ainsi que la justice ont été saisies ce mardi 9 octobre, après la diffusion de ces vidéos. De son côté, la préfecture de police confirme l'ouverture d'une enquête mais se refuse à tout commentaire.

Un homme est tombé d'un immeuble et s'est empalé sur un poteau. Outre le caractère choquant des images, c'est leur provenance qui pose question aujourd'hui, puisque, comme l'a relevé Libération, on "devine" le logo de la préfecture de police de Paris sur la vidéo, dans le coin de l'écran d'ordinateur (voir la photo ci-contre).

Cette dernière est particulièrement révoltante: le patient, qui a succombé un peu plus tard à ses blessures, est filmé alors qu'il est allongé, nu et inanimé, un appareil de massage cardiaque sur le corps, entouré de trois soignants et d'un sapeur-pompier. "Oh putain! Ah! Mais quelle horreur, quelle horreur!" s'exclame alors l'auteur de cette vidéo en gloussant.

Selon Libération, les premières images se retrouvent sur les réseaux sociaux dés le lendemain, elles montrent la scène diffusée sur un écran d'ordinateur, dans ce qui ressemble à une salle de contrôle. Et d'ajouter en ricanant: "C'est bon, il est sauvé, du coup!".

L'enquête interne qui visait à "lever les doutes sur une éventuelle implication de (ses) agents" est à présent "finalisée", a indiqué le groupe hospitalier à l'AFP jeudi, ajoutant que "les témoignages des personnels présents ont été recueillis et transmis aux autorités". "C'est pas un montage, hein?" relance une femme. On entend plusieurs personnes, incrédules, commenter ces images qui semblent provenir d'une caméra de vidéosurveillance. Selon nos informations, il s'agit de l'hôpital Beaujon, à Clichy, dans les Hauts-de-Seine. Elles ont été supprimées à la demande du père de la victime qui demande "le respect de la dignité du défunt". "Il est aujourd'hui souhaitable que les responsabilités pénales de ceux qui ont fabriqué, transporté et diffusé ces images violentes (au sein de la préfecture de police comme au sein de l'hôpital ou sur les réseaux sociaux) soient établies", a par ailleurs déclaré son avocat, Me Tewfik Bouzenoune.

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