Soupçon d'emplois fictifs : Marine Le Pen convoquée par les juges

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Steve Bannon et Marine Le Pen au congrès annuel du Front national le 10 mars 2018 à Lille

La présidente du Rassemblement national est désormais inquiétée pour des faits présumés de "détournements de fonds publics", passible de dix ans d'emprisonnement et d'un million d'euros d'amende.

Elle s'est rendue vendredi au tribunal de Paris mais est restée globalement silencieuse, s'agissant du fond du dossier. "L'autorité judiciaire ne peut s'ériger en arbitre du contenu du travail politique d'un député et de son bien-fondé sauf à violer le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs", a déclaré Marine Le Pen.

La présidente du Rassemblement national n'a fourni aucune réponse aux magistrats Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke qui ont toutefois procédé à la requalification de sa mise en examen pour "détournements de fonds publics".

Marine Le Pen se trouve, vendredi 12 octobre, au palais de justice de Paris, selon les informations de franceinfo.

Selon son avocat Rodolphe Bosselut, joint par Reuters, Marine Le Pen n'a pas souhaité s'exprimer sur le fond en attendant l'examen, le 27 novembre, d'un recours devant la chambre criminelle de la Cour de cassation.

Lors de sa mise en examen en juin 2017, elle n'avait pas répondu aux questions et s'était contentée d'une déclaration, en niant tout emploi fictif et en contestant aux magistrats le droit d'enquêter sur cette affaire.

La justice soupçonne la formation lepéniste d'avoir mis sur pied un système frauduleux consistant à faire embaucher ses permanents en qualité d'assistants parlementaires, rémunérés avec des deniers européens. "Nous sommes totalement innocents des faits qui nous sont reprochés", a-t-elle répété vendredi.

Le Parlement de Strasbourg évalue le préjudice subi à sept millions d'euros.

Avant Marine Le Pen, Nicolas Bay, dont le nom circule pour prendre la tête de la liste RN aux élections européennes 2019, avait déjà vu sa mise en examen requalifiée.

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