Wall Street entraîne les bourses mondiales dans sa chute

WALL STREET TERMINE EN BAISSE

"La Fed est tombée sur la tête", estime Trump après une journée noire à Wall Street

Après un recul de 4,7% en quatre jours, plus grosse contre-performance hebdomadaire depuis le 9 février, la Bourse de Paris devrait reprendre des couleurs dans le sillage des marchés asiatiques, lesquels rebondissent d'un plus bas de 17 mois, en dépit de la poursuite du " sell-off " à Wall Street, tandis que le Nasdaq flirte avec la zone de correction.

Les bourses chinoises ont elles aussi ouvert jeudi sur un recul marqué, de plus de 3%, également affectées par le vent de panique qui a soufflé mercredi sur la place américaine.

La Bourse de Hong Kong a clôturé jeudi en baisse de 3,54% et Tokyo de 3,89%, tandis que Shanghai a plongé de plus de 5% et celle de Shenzhen de 6,45%.

"Les marchés sont " menacés ", analyse Stephen Innes, responsable des échanges Asie-Pacifique chez Oanda, pour qui " les paris sont ouverts " sur la suite du scénario". "En fait, c'est la correction que nous attendions depuis longtemps", a poursuivi le président qui s'exprimait à Erie en Pennsylvanie (nord-est) peu avant la tenue d'un meeting.

Ce recul s'inscrit dans un contexte de fin de la politique très accommodante de la Banque centrale américaine (Fed), engagée dans un processus de hausse des taux d'intérêt. Mais je ne suis vraiment pas d'accord avec ce que la Fed est en train de faire, okay! La Chine a d'ailleurs annoncé ce matin un nouvel excédent record de son commerce extérieur avec les Etats-Unis, un grief supplémentaire pour Donald Trump.

Pour éviter la surchauffe d'une économie en pleine forme et une éventuelle résurgence de l'inflation, la banque centrale américaine effectivement relevé les taux d'un quart de point de pourcentage par trois fois cette année.

Au lendemain de sa pire séance depuis février, Wall Street peinait de son côté à se ressaisir et oscillait entre pertes et gains.

Pour la directrice du FMI Christine Lagarde, de tels relèvements de taux toutefois "sont un développement nécessaire" et "inévitable" pour les économies comme les États-Unis enregistrant une croissance robuste, une inflation accrue et un chômage "extrêmement bas".

Tentant de calmer le jeu après la charge de Donald Trump, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a dit depuis Bali, où il participe aux assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale: "Je ne pense pas qu'il y ait eu des nouvelles de la Fed aujourd'hui qui n'aient pas été connues avant (.) Les marchés montent et descendent". Elle compte le faire encore en décembre. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a perdu 1,25%, à 7.329,06 points, au plus bas depuis le 8 mai. L'indice élargi S&P 500 a cédé 2,06%, à 2728,37 points, son point le plus bas depuis le 3 juillet. Elles souffrent, car " les gérants de portefeuille se détournent de ce secteur de croissance pour aller vers des entreprises qui présentent davantage de sécurité ", voire vers d'autres produits financiers, a réagi Tom Cahill de Ventura Wealth Management. Ces taux au jour le jour qui conditionnent les crédits à la consommation et les crédits immobiliers notamment, se situent désormais entre 2% et 2,25%.

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