Côte d'Ivoire/municipales: tension et contestation autour des résultats du Plateau

Christophe Kouamé président de Civis

Christophe Kouamé président de Civis

La porte-parole de la CEI, Me Victoire Alley qui a communiqué ces résultats sur les antennes de la première chaine de la télévision nationales, a déclaré vainqueur le RHDP dans neuf régions contre une pour le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) du président Henri Konan Bédié. Ce nouveau visage politique interpelle et mobilise plus d'un, en l'occurrence les électeurs, les observateurs électoraux, les représentants des partis et groupements politiques, les assesseurs des candidats et le citoyen lambda. Les partisans du PDCI sont restés toute la nuit dans ses locaux pour veiller sur les urnes, dans une tension palpable.

Le PDCI a rompu son alliance de gouvernement avec le RHDP il y a deux mois, en désaccord sur la formation d'un parti unifié en vue de l'élection présidentielle de 2020.

Vers 08h45, les urnes ont finalement été transférées, escortées par la police et les partisans des deux camps, vers la CEI-départementale dans le quartier d'Angré (nord-est d'Abidjan) pour tenter de débloquer la situation.

Dimanche soir, M. Ehouo a organisé une marche de plusieurs centaines de personnes entre le siège de son parti à Cocody et son siège de campagne. Les manifestants se sont assis pendant une heure environ avant que le candidat ne leur donne rendez-vous lundi.

Joint par l'AFP dimanche matin, M. Sawegnon avait catégoriquement réfuté les allégations de fraude.

Des incidents ont eu lieu dans plusieurs autres endroits du pays.

Il s'agit notamment de Bouna (Ouattara Bouraima, RHDP), Ferkessedougou (Ouattara Kaweli, indépendant), Tengrela (Bakary Ballo, RHDP), Gbon (Touré Alpha Yaya, indépendant), Boundiali (Koné Mariatou, RHDP), Toulepleu ( Zion Kah Denis, PDCI), Guiglo ( Bayé Benoit Séverin, RHDP), Grand Lahou (Gnagni Daniel, PDCI), Alépé (Abé Martial, PDCI), Azaguié ( Mamadou Koulibaly, indépendant) et Dabou (Gnagne Jean Claude, PDCI).

La CEI de Diabo (20 km à l'ouest de Bouaké, centre) a été pillée et saccagée par des jeunes qui contestaient les résultats du scrutin de cette petite commune, a constaté un journaliste de l'AFP. Samedi, les élections municipales et régionales n'ont pas attiré les foules dans les bureaux de vote.

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