L'UE propose d'étendre la période de transition pour sortir de l'impasse — Brexit

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Accord du Brexit: Macron et May y croient

Les questions encore ouvertes sont en effet politiques, et peuvent être résolues rapidement si Londres fait les concessions nécessaires. "Nous continuerons le travail dans les prochaines semaines, calmement et patiemment", assurait au début du sommet Michel Barnier, le négociateur de l'Union européenne.

La réunion entre la Première ministre britannique Theresa May et les 27 chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE) au sujet du Brexit et de la frontière irlandaise s'est terminée mercredi soir à Bruxelles sans de nouvelles propositions concrètes. Mais les dernières discussions entre l'UE et Londres sont restées vaines, butant principalement sur la solution qui permettrait d'éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, afin de sauvegarder les Accords de paix de 1998. Il appelait à accélérer les préparatifs pour faire face à cette éventualité. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait pourtant appelé Theresa May à faire preuve de " créativité " pour sortir de l'impasse autour du sort de la frontière entre la République d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, principale pomme de discorde.

" Nous avons besoin de temps, de plus de temps " pour arriver à un compromis à la fois sur les conditions du divorce et sur la future relation, a affirmé M. Barnier.

"En travaillant intensivement et étroitement, nous pouvons parvenir à cet accord", a déclaré Mme May à son arrivée, martelant que c'était "réalisable".

"Nous espérons vraiment que la Première ministre May est venue avec un mandat fort", a commenté de son côté la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite. Le président du Conseil européen Donald Tusk l'avait jugé "plus probable que jamais" dans son invitation au sommet. "On a la volonté collective d'avancer mais nous n'y sommes pas encore", avait déclaré pour sa part Emmanuel Macron, qui avait tenu à faire passer un message de "confiance" mais aussi "d'urgence".

"Les négociations buttent sur l'Irlande du Nord L'UE s'inquiète de la position du gouvernement britannique, empêtré dans des disputes internes et qui doit encore s'assurer du soutien du Parlement à tout texte négocié". "Ce n'est pas possible que le Royaume-Uni garde tous les avantages du marché commun mais seulement selon ses propres conditions", a expliqué le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel, rappelant les lignes rouges de l'UE.

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Brexit : Barnier est ouvert à une prolongation d'un an de la période de transition

L'espoir initial d'un dénouement lors de ce sommet, jusqu'alors présenté comme un "moment de vérité" à moins de six mois du départ du Royaume-Uni, prévu le 29 mars 2019, s'est évanoui. Londres en revanche ne demande pas une prolongation de la période de transition post-Brexit, une piste évoquée ces derniers jours par le négociateur en chef de la Commission européenne, Michel Barnier, a dit la porte-parole de May.

"Ce n'est pas une solution en tant que telle".

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (ou sur cette page selon le cas) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. "Ça ne va pas résoudre miraculeusement le problème", explique donc un diplomate européen pour la Tribune de Genève.

Cette solution, rejetée en l'état par Londres, prévoit de maintenir l'Irlande du Nord dans l'union douanière et le marché unique, si aucune autre solution n'est trouvée.

Ce pays propose de rester aligné sur les règles douanières de l'Union jusqu'à la signature d'un accord de libre-échange plus large, afin d'éviter le contrôle de marchandises aux frontières.

Avec des négociations qui patinent et l'horloge qui tourne, le scénario d'une absence d'accord plane de plus en plus sur les discussions.

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