Pour Theresa May le temps d'un accord est venu — Brexit

Londres et l'Union européenne auraient conclu un accord sur le Brexit

Brexit: l'UE et le Royaume-Uni veulent croire à un accord de dernière minute

Elle ne les a pas obtenues.

eMay "est impatiente d'avoir une discussion en face à face avec (Donald Tusk) à Bruxelles", mais elle a déjà "fait connaître sa position", a répondu le porte-parole de la responsable britannique.

Theresa May a parlé une quinzaine de minutes devant ses pairs qui commencent à s'inquiéter face à la nécessité urgente de trouver un accord de divorce, prévu le 29 mars 2019, pour qu'il se déroule de façon ordonnée.

Tajani, la dirigeante britannique est apparue "plus détendue" que lors de la dernière réunion des à 28 à Salzbourg (Autriche) le mois dernier.

La convocation, dimanche à Bruxelles, des ambassadeurs des 27 Etats-membres de l'UE avait laissé croire qu'un tel accord était en vue.

"Des progrès ont été réalisés et on voit bien la volonté collective d'avancer, mais nous n'y sommes pas encore et c'est maintenant qu'il faut décider", a dit le président français.

"Les chances pour arriver à un accord de sortie à la fois bon et viable sont toujours là", a déclaré Angela Merkel devant la chambre des députés allemands à Berlin avant un sommet européen où le Brexit sera au coeur des débats. "Calme et patience", a de son côté exhorté le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier à son arrivée au sommet".

"Nous avons besoin de quelque chose de frais", "une nouvelle méthode de penser", a asséné Donald Tusk.

Son homologue néerlandais Mark Rutte a quant à lui exprimé l'espoir d'obtenir un accord "dans les prochaines semaines".

Ce sommet était initialement présenté comme un "moment de vérité".

Le rétablissement d'une frontière physique fait en outre craindre une résurgence des troubles auxquels l'Accord de paix de 1998 avait mis fin, avec une grande contribution de l'UE en renforçant les liens entre les deux Irlande. Face aux divisions sur le Brexit, la Première ministre Theresa May, a de nouveau appelé son équipe à faire bloc, a déclaré son porte-parole.

Afin de débloquer les négociations actuellement dans l'impasse, l'une des options serait d'accepter de prolonger d'un an, soit jusqu'au 31 décembre 2021, la période de transition, ont indiqué deux sources diplomatiques à l'AFP. "Mais Mme May ne s'est pas prononcée sur le timing", selon Antonio Tajani. Une attitude confirmée par une source européenne.

Pas de solution miracle Prolonger la transition, " ce n'est pas une solution en tant que telle. "Ça ne va pas résoudre miraculeusement le problème" de la frontière, a cependant nuancé un diplomate européen.

Pour résoudre la question irlandaise, le Royaume-Uni propose de rester aligné sur les règles douanières de l'Union jusqu'à la signature d'un accord de libre-échange plus large, afin d'éviter le contrôle de marchandises aux frontières.

Selon Mme May, qui intervenait mercredi matin devant le Parlement britannique, "la finalité du filet de sécurité (sur l'Irlande) est de combler l'écart entre la fin de la période de transition et la mise en place de la relation future".

" Nous ne pouvons pas laisser ce désaccord faire dérailler les perspectives d'un bon accord et nous laisser avec le résultat du non-accord que personne ne veut", a ajouté la dirigeante britannique, en référence à la question de la frontière irlandaise, sur laquelle butent toujours les négociations.

Dans son invitation aux chefs d'Etat et de gouvernement publiée lundi soir, Donald Tusk a estimé le scénario d'une absence d'accord "plus probable que jamais".

"Nous avons ce soir demandé à la Commission de travailler avec encore plus de vigueur sur le scénario du +no deal+".

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