Six mois ferme pour la fausse victime du 13 Novembre

Alexandra Damien s'était présentée comme un victime de l'attaque du

Alexandra Damien, fausse victime des attentats du 13-Novembre, condamnée à six mois de prison ferme

La jeune femme a également écopé de deux ans de mise à l'épreuve, avec obligation de soins, indemnisation des parties civiles et recherche d'un travail. La jeune femme était notamment jugée pour avoir escroqué le Fonds de garantie des victimes du terrorisme et autres infractions pénales (FGTI) à hauteur de 20 000 euros.

Selon son avocat, ce jugement "prend en compte la défense" d'Alexandra Damien, "ses aveux courageux et en même temps la démonstration du fait que la cupidité n'était pas sa ligne rouge".

Cette Parisienne, âgée de 33 ans, affirmait avoir été victime de l'attaque survenue à la terrasse du bar le Carillon où elle était une habituée. Après l'attentat du Carillon dans lequel elle aurait "perdu des connaissances", avait surgi une écrasante "culpabilité", avait-elle assuré: "Est-ce que j'aurais pu les sauver?"

Photos d'une cicatrice à l'appui, Alexandra D. avait raconté avoir été touchée au coude par une rafale de kalachnikov. "Dans sa tête, le "'j'aurais dû y être'" était devenu "'j'y étais'".

"Dans mon mensonge, ma stupidité, ma douleur", "je suis rentrée dans une machine", "j'avais les deux pieds dedans", a-t-elle affirmé, décrivant la "bulle de protection" que représentait la principale association de victimes du 13-Novembre, Life for Paris.

" Ce dossier est marqué par la cupidité ", a résumé la procureure, alors que la prévenue a assuré n'avoir " jamais été dans une recherche pécuniaire ".

Elle avait porté plainte, s'était rapprochée de l'association Life for Paris et avait reçu plusieurs versements du FGTI, qu'elle avait relancé dix fois à cet effet. " C'est la plus grande erreur et dérive de ma vie ", a ajouté la prévenue, qui a perdu son emploi en raison de cette affaire. Elle était inscrite sur la "Liste unique des victimes" établie par le parquet, ce qui lui avait ouvert des droits à l'indemnisation. De nombreuses incohérences dans son récit, parmi lesquelles des déclarations contradictoires dans les médias, avaient conduit à l'ouverture d'une enquête. Depuis les attentats, une quinzaine de personnes ont déjà été condamnées pour tentative d'escroquerie ou escroqueries.

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