À la conquête de Mercure: la sonde BepiColombo commence sa mission (vidéo)

BepiColombo du centre de fabrication à Mercure

Cap sur MERCURE: deux sondes pourraient percer le mystère de la formation des planètes rocheuses

Deux orbiteurs seront ensuite placés, l'un devra cartographier la planète et l'autre étudier sa magnétosphère.

Cap sur la planète Mercure, "chaînon manquant" pour tenter de percer le mystère de la formation des planètes rocheuses: Ariane 5 doit décoller dans la nuit de vendredi à samedi de Kourou, en Guyane, avec son bord les deux sondes de la mission BepiColombo. Mercure étant la planète la plus proche du soleil, l'explorer devrait "accroître les connaissances sur la formation des planètes telluriques, leur évolution et de comprendre les conditions d'apparition de la vie dans notre système solaire et au-delà" précise Arianespace.

Les deux sondes, qui avanceront à une vitesse de 8 km par seconde, devraient se mettre en orbite autour de Mercure le 5 décembre 2025.

"Pour comprendre la formation de la Terre, explique Alain Doressoundiram, astronome de l'Observatoire de Paris, cité par l'AFP, il faut comprendre la formation des planètes rocheuses (Mercure, Vénus, le Terre et Mars, ndlr) dans son ensemble". L'idée sera donc de savoir si Mercure est encore aujourd'hui capable de générer un champ magnétique. Selon Pierre Bousquet, chef de projet des contributions françaises à BepiColombo au CNES, elle serait même "anormalement" petite. A charge de BepiColombo d'aller l'étudier.

Plusieurs pistes sont à l'étude pour comprendre cette possible anomalie, comme la présence d'un élément dans le noyau qui l'empêcherait de refroidir.

La mission vise à recueillir des informations sur la composition de la planète, sa densité et son champ magnétique. Sur Mercure, il fait extrêmement chaud le jour (430°C) et très froid la nuit (- 180°C), sachant que l'on ne passe de l'un à l'autre que tous les trois mois terrestres. Une sonde appartient à l'Agence spatiale européenne, l'autre à l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale.

Pourtant de précédentes missions ont mis en évidence la présence de glace au fond de cratères polaires.

"Si la présence de glace est confirmée, il y aurait là un échantillonnage d'eau dont certains morceaux dateraient quasiment du début du système solaire", s'émerveille Pierre Bousquet.

Seize instruments seront repartis sur les deux sondes qui étudieront Mercure sous toutes les coutures.

Pour les intéressé·e·s, notez que vous pouvez assister au décollage de la fusée en direct, directement sur cette page, à partir de 21 h 50 (heure de Guyane), et le 20/10 à partir de 2 h 50 (heure de Paris).

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