La lettre de 380 sportifs à Macron, sans les tennismen !

Riner Fourcade Mayer et plus de 350 champions s'adressent à Macron pour les moyens du sport

Teddy Riner et d'autres médaillés des Jeux de Rio de Janeiro à leur arrivée à l'aéroport Roissy-Charles-De-Gaulle le 23 août 2016

Dans le monde du sport, la suppression de 1600 cadres techniques et la baisse du budget alloué au ministère des Sports ne passent pas.

Teddy Riner, Martin Fourcade, Renaud Lavillenie, ou encore Nikola Karabatic...

Vendredi, s'est ajoutée une lettre dans le quotidien L'Equipe des présidents de fédérations et d'autres champions aux "élus de la Nation", demandant que "le sport" ne doit plus "considéré comme une charge mais comme un investissement".

L'ex-ministre des Sports Laura Flessel, elle-même sacrée aux JO 1996, a donné au sport français un objectif de 80 médailles en 2024, soit près du double par rapport à l'édition 2016.

Le message est clair: il vise à défendre les cadres d'Etat, appelés aussi CTS (Conseillers techniques sportifs), au nombre de 1.600 et qui sont placés auprès des fédérations comme entraîneurs pour le haut niveau ou formateurs pour les éducateurs dans les clubs, avec un statut de fonctionnaires. Concernant le budget du ministère prévu dans le projet de loi finances 2019, il plafonne à 451 M€, soit 30 M€ de moins sur un an.

Arrivée en septembre, l'actuelle ministre des Sports et ancienne championne de natation Roxana Maracineanu a beau répéter qu'un poste de dépenses était surévalué dans le budget précédent, et qu'elle a pu dégager une enveloppe de 40 millions d'euros pour de nouvelles mesures, cela n'a pas apaisé les inquiétudes. Les sportifs rappellent que leurs victoires dans les grands championnats internationaux contribuent "au rayonnement de la France dans le monde entier" et que ces médailles "sont totalement liées à la qualité, à l'engagement et la passion des cadres techniques sportifs".

Les signataires, parmi lesquels 115 champions du monde, 19 champions olympiques et 60 champions d'Europe, concluent: "Alors, nous souhaitons toutes et tous le maintien d'un encadrement public au sein de nos disciplines sportives afin de garantir la réussite de demain lors des prochaines échéances sportives internationales et olympiques pour la France".

Mais pour l'instant, ce nouveau modèle, qui remplacera celui de la tutelle de l'Etat, a été éclipsé par la question des moyens.

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