USA - Mexique : Donald Trump menace de fermer la frontière

Des migrants du Honduras en route pour les Etats Unis se reposent dans une station service de Zacapa au Guatémala le 16 octobre 2018Plus

Des migrants du Honduras en route pour les Etats Unis se reposent dans une station service de Zacapa au Guatémala le 16 octobre 2018Plus

"Je dois, dans les termes les plus forts, demander au Mexique de stopper cet assaut", a-t-il écrit. Mais Donald Trump compte tout faire pour les en empêcher, menaçant, jeudi, de fermer la frontière, cinq mois après la politique de séparation des familles qu'il avait été contraint d'arrêter. "Une crise se profile rapidement, avec un nombre record de migrants", a déclaré Mike Pompeo lors d'un déplacement à Mexico, où il doit s'entretenir avec le président Enrique Peña Nieto.

Quelque 4.000 migrants ont quitté il y a une semaine San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, après un appel sur les réseaux sociaux à tenter de gagner les Etats-Unis en masse, et non par petits groupes comme c'est le cas habituellement, pour notamment s'apporter soutien et protection les uns aux autres. Ils ont ensuite franchi la frontière avec le Guatemala à Esquipulas (sud-est), et certains avaient atteint jeudi la capitale guatémaltèque. Mais face à la situation à la frontière mexicaine, quelques dizaines de migrants ont décidé de retourner dans leur pays à bord d'autobus fournis par le gouvernement guatémaltèque, après un accord avec le Honduras, a constaté l'AFP.

A Ciudad Hidalgo, sur la rive mexicaine, des passeurs tentaient de convaincre par téléphone les Honduriens de traverser en radeau pneumatique.

Fin mars, M. Trump avait déjà attiré l'attention sur une caravane de migrants d'Amérique centrale, exigeant des autorités mexicaines qu'elles les arrêtent. Comme au Guatemala et au Salvador, les gangs font régner la terreur dans le pays, où 68% des neuf millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté. "Il s'en est également pris au Honduras et au Salvador, estimant qu'ils faisaient 'très peu pour stopper le vaste afflux de personnes, dont beaucoup de délinquants", a-t-il également dénoncé. Selon le président américain, cette marche est " aiguillée " par les démocrates. Durant leur passage au Mexique, elles sont souvent victimes d'abus de la part de bandes criminelles et de trafiquants d'êtres humains.

Comme les centaines de ses compatriotes qui ont passé la nuit dans un dortoir improvisé, Maria Ramos, 43 ans, s'apprêtait mercredi matin à embarquer avec sa fille âgée de 15 ans dans un car à destination de la frontière avec le Mexique. Le président républicain répète, à l'envi, vouloir construire un mur à la frontière avec le Mexique, mais il n'a pas réussi à ce jour à faire voter des fonds par le Congrès pour mener à bien ce projet.

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